mercredi 13 septembre 2006
Lundi 24 juillet (1ère partie)
Par Nefermaât, mercredi 13 septembre 2006 à 12:04 :: Zellidja
Bonne et longue nuit de sommeil pour se remettre. Je commence à avoir un peu faim, il faut dire que mon estomac n'a plus rien gardé depuis samedi... Je fais quelques photos du quartier et de sharia Talaat Harb, notamment les vitrines des magasins, puis je rentre dans un Macdonald's. Oui, j'avoue avoir un peu honte d'aller manger là, surtout pendant ce voyage, mais au moins je connais ce que je choisis et je sais que mon estomac résistera à quelques morceaux de poulet et des frites. Et dans mon cas, on conseille le coca. 17 LE, soit un peu plus de 2€, c'est nettement moins cher qu'en France. En tout cas, je remarque que c'est plutôt bien fréquenté...
Ensuite, je rejoins la gare Ramsès à pied pour acheter mon billet de train pour Alexandrie, on ne sait jamais. A cette période, l'ancienne ville d'Alexandre est surpeuplée à cause de sa fraîcheur. Après deux tentatives ratées, je trouve enfin le bon guichet : 31 LE pour un billet en 1ère classe dans un turbini – ce sont des trains express, italiens, qui relient le Caire à Alexandrie en 2h – et j'ai eu le droit à une réduction grâce à ma carte ISIC. D'ailleurs, j'ai bien fait de l'acheter, le billet pour le musée du Caire est à moitié prix ! En ressortant, je suis sous le choc de la chaleur : elle est assommante ! C'est toujours plus agréable qu'en France, car c'est sec, mais là ça tape vraiment... Je prends le métro pour rentrer. J'aime beaucoup : c'est rapide, pas cher et vraiment simple. Je m'arrête 1h dans un cyber café pour écrire à la famille et donner un peu de mes nouvelles : c'est assez laborieux, les claviers qwerty arabes ne sont pas faciles d'utilisation, mais j'apprécie de pouvoir parler en français avec quelqu'un... J'achète une bouteille d'eau et je remonte dans ma chambre.
C'est étrange, je ne parle pas beaucoup, je n'ai pas encore rencontré beaucoup de monde, mais je ne m'ennuie pas. Je me sens bien. C'est une autre vie qui s'offre à moi et je prends les choses différemment, je pense autrement. Peut-être que c'est ça aussi Zellidja, changer les gens, du moins leur façon de voir la vie, leur faire découvrir le monde d'une manière différente. En tout cas, il est certain qu'on ne revient pas inchangé d'une telle aventure... Je ne suis ici que depuis quatre cinq jours et pourtant comme la France me paraît loin, j'ai l'impression d'être arrivé depuis des mois, et de penser qu'il m'en reste encore plus d'un amplifie cette sensation. Les jours se suivent mais je n'ai aucune idée de comment sera demain et de ce qu'il m'apportera : c'est ça aussi le voyage, profiter de chaque instant et vivre au jour le jour...
Pourtant je prévois encore : mercredi j'ai décidé de consacrer la journée aux pyramides : départ tôt le matin, lever du soleil sur les pyramides, puis une balade à cheval entre Gizeh et Saqqara, la visite des pyramides, et le soir, le son et lumière. Il faut que je regarde encore quelques petits détails, mais ça serait pas mal.
Direction le Khan El-Khalili, une nouvelle fois. Je prends un taxi et lui demande de me déposer Midan el Hussein : je pense que le fait de ne mentionner qu'une place, et pas le souk, diminue les risques de faire augmenter le prix de la course... L'ambiance y est différente, il y a plus de monde, c'est plus animé. Je décide d'attendre la fin du séjour pour les souvenirs et les achats. Je fais un grand tour au nord du souk, en passant devant de magnifiques mosquées, et en arrivant à la porte Bab el Foutouh, une des trois portes fortifiées de la ville, datant du XIe siècle. Je longe la muraille, et rentre de nouveau dans le quartier par la porte Bab el Nasr. Tous mes regards sont focalisés sur les mosquées et la magnifique architecture : façades finement travaillées, couleurs chaudes et attirantes, fins minarets s'élançant vers le bleu du ciel... Je côtoie toujours beaucoup de misère, et je n'ose pas toujours sortir mon appareil, de peur d'être mal vu... D'ailleurs, je n'ose aborder les gens dans ces petits quartiers, l'appréhension d'être mal reçu. D'un autre côté, je doute d'être compris !