mercredi 13 septembre 2006
Prologue : mercredi 19 juillet
Par Nefermaât, mercredi 13 septembre 2006 à 10:00 :: Zellidja
Je suis dans le train qui m'emmène à Paris. L'aventure n'a pas encore réellement commencé, j'ai déjà fait de nombreuses fois ce trajet. Pourtant des petits détails, tels que mon gros sac, ou mon passeport dans la poche, donnent tout de même à ce voyage un aspect particulier. Entre "repas" et lecture d'un merveilleux bouquin d'un auteur égyptien, L'Immeuble Yacoubian, je suis vite arrivé à Paris.
Encore une fois, rien de nouveau : le RER est un cadre que je connais bien, même si j'ai ressenti une drôle d'impression en demandant un billet pour Roissy.
Si, il y a une chose qui diffère de d'habitude : le regard des gens. Entre étonnement, sympathie ou incompréhension, je remarque que le fait d'avoir un gros sac sur le dos, un petit devant, et un chapeau attire les regards...
Le RER est censé m'amener jusque l'aéroport. Il y a d'autres personnes chargées et un regard suffit à déclencher un sourire, comprenant immédiatement que nous avons la même destination. Telle est une des caractéristiques du voyageur : sa capacité à rencontrer d'autres voyageurs ! Comme si le fait de partir ainsi, créait un cercle dans lequel se retrouvent tous ceux qui bougent de cette manière...
Une annonce interrompt mes réflexions : le train ne va pas jusqu'à Roissy pour cause de travaux, des bus prendront le relais. Alors que dans d'autres circonstances, cette nouvelle m'aurait agacé, là je souris... J'ai même envie de rire, peut-être parce que cet imprévu me fait rentrer un peu plus dans le voyage, et donne aussi un peu d'ambiance à une nuit qui promet d'être longue... En effet, il est un peu plus de 23h, et mon avion décolle à 7h15 !
L'organisation est nickel, et le bus nous emmène sans encombre jusque l'aéroport. Je me dirige vers mon terminal et je repère l'endroit où je devrai retirer mes billets quelques heures plus tard.
Je tourne un peu en rond dans ce hall tout en longueur, et quasiment désert en ce début de nuit. Je termine mon livre (j'en ai encore d'autres à lire, et je relirai celui-ci avec plaisir) puis je décide d'essayer de me reposer un peu... Une heure plus tard, après avoir somnolé un peu, je remarque qu'un orage a éclaté. De lumineux éclairs déchirent le ciel, et les nombreuses lumières de l'aéroport créent des milliers de reflets sur la chaussée trempée... J'écris un peu pour faire passer le temps, et commencer aussi à décrire mes impressions.
Il est maintenant 2h30, il me reste 3h avant d'aller chercher mes billets pour l'enregistrement. J'enfile un pull, le seul – et très léger – que j'ai pris, pour contrer la fraîcheur de l'air due à l'orage et à la climatisation du hall : cette même clim' que je vais certainement regretter quand je serai là-bas ! J'entame une seconde tentative pour dormir un peu...
Tentative infructueuse ! Je prend mon mal en patience, et à 5h30, je vais retirer mes billets : quelle joie de les avoir en main ! Puis enregistrement des bagages, et carte d'embarquement. Il me reste une petite demi-heure avant de monter dans l'avion et mon cœur s'accélère. Ce voyage Zellidja, en Egypte qui plus est, me tient énormément à cœur, et depuis les 6 mois que j'en rêve, se mêlent maintenant stress de l'inconnu, impatience, curiosité, et joie immense... Je ne suis pas encore arrivé que je suis déjà heureux ! En même temps, ne sachant pas comment sera le voyage, je profite de tous les instants de bonheur, et celui-là est le premier...
La ceinture est bouclée, les moteurs vrombissent mais l'avion ne décolle toujours pas. Maintenant si : c'est parti... Le vol Paris - Rome s'est bien passé. L'heure d'escale passe vite, mais apparemment il y a un souci avec l'embarquement ou l'enregistrement de certains passagers. L'environnement a changé, il y a maintenant une majorité d'égyptiens dans l'avion, et l'aventure semble prête à commencer...