Le site de Nefermaat

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mardi 7 octobre 2008

Thoughts...

Your eyes sparkle with joy
I think much to you
I shower you with kisses
But you are so far away…

As a sweet shooting star
You cross my life in light
The memories together of the desert
Why not a hectic life?

I am only a modest dreamer
Which seeks to love more than anything
Live life intensely and with keenness
Your beautiful smile makes me kneel…

A sweet music to rock the words
Who filled my mind and my thoughts
All they fly to you light
Unless you can reject them to water…

To you...

dimanche 5 octobre 2008

Désert...

Enième retour aux sources. Pour ceux qui connaissent les lieux, c’est presque un jeu de mots, mais c’est pourtant un peu comme ça qu’il ressent ces voyages. Un long trajet, éprouvant, de nuit, et l’arrivée, la sortie du désert, avec les premières lueurs du jour. Oublier tout, se vider la tête, se remplir les poumons d’air pur – ou pas – et se laisser aller à la quiétude de cette vie si douce. Dans le silence du désert, juste écouter la vie, son cœur et son âme…
Pourtant au milieu des dunes, même dans cet endroit éternel, son esprit ne cesse de parler, de crier, d’espérer, de rêver… Il est vrai que c’est la première fois qu’il en est si proche, sa peau frissonne presque Pourtant porté par la magie de l’endroit, il tente d’avancer, de penser moins, d’y arriver, et de ne faire qu’un. Et par delà les dunes, le vent, l’eau, l’immensité, le soleil, il cherche le moyen de se réaliser.
Il parle, pense, explique, mais la faim et la tempête laissent son propos seul, et emportent ses paroles aux confins du désert. Mais l’accalmie du dehors apportera également l’accalmie du dedans, puisque c’est au sommet d’une immense dune, caressé par les lumières lointaines de l’oasis, qu’il atteindra le ciel et goûtera une part de bonheur. Ce n’est certes que peu pour lui qui attend tellement, comme un verre d’eau dans le sable, mais quelle intense émotion il a ressenti…
Il recommencera à penser bien assez tôt, l’important est juste qu’il sache qu’il peut faire sans, de temps à autres…

jeudi 25 septembre 2008

Soirée

Quelques klaxons rythment la valse de ses pensées, bien que celles-ci ne soient pas du tout en mesure. Comme tout ce qu’il fait d’ailleurs… Penser, rêver, réfléchir, se torturer les méninges, sont des activités dans lesquelles il est passé maître depuis longtemps, à son plus grand dam !
Il aime ce balcon, observer les gens, la vie… Comme pour s’échapper de la sienne ! Non pas qu’il ne l’aime pas, au contraire. Elle lui apporte tant de rêves, de folies, d’espoirs, de projets… Mais c’est parfois trop pour lui ! Il sait qu’il est ainsi, qu’il ne peut s’empêcher de toujours voir plus loin, de toujours chercher encore plus, de rêver toujours plus haut… Et comme il ne peut suivre dans l’instant tous ses désirs, il est souvent frustré. Ces moments d’escapade, à regarder les autres, tel un témoin, là-haut sur son nuage, qui fait une pause dans le torrent de son existence, pour prendre un peu de recul, se reposer, et juste contempler le défilement de la vie, lui apportent un peu de la paix qu’il recherche.
Ce pays, ces gens, cette atmosphère… Il en avait tant besoin, il rêve tellement plus ici, il a tellement plus l’impression d’agir, de bouger, de profiter, de vivre. Mais il ne cesse de penser, encore et toujours. Il sait que le meilleur qu’il puisse faire pour l’instant, c’est prendre les choses comme elles viennent, profiter de tout, et se laisser aller. Mais le peut-il seulement ? Son esprit rêveur l’entraine toujours très loin, chaque évènement déclenche chez lui des pensées toujours plus folles, des rêves toujours plus fous…
Des sourires, de la tendresse, des mains qui se serrent, des lèvres qui se frôlent parfois… Des souvenirs, des envies… Comme un gouffre sans fin, une spirale qui l’emporte sans qu’il puisse y résister. Tellement de choses se bousculent, tellement de questions, d’attentes, de désirs… Il ne sait pas attendre, il est si frustré…
Son cœur désire tant, attend tellement… Et parfois la vie lui apporte quelques parcelles d’espoir pour lui subtiliser aussi vite. La musique, le blues, le vent, le rêve, la fumée, l’espoir, l’eau, l’attente… Quelle étrange soirée est-il en train de vivre !
Seul et solitaire, penseur invétéré à l’écart du monde, il laisse s’écouler les secondes, les minutes, les heures, et toutes les pensées qui le tiraillent. Il sait qu’il se prend à son propre piège, peut-être volontairement. A se demander parfois s’il aime cet état, s’il ressent quelque plaisir à se voir aussi pensif, aussi torturé…
La nuit est presque terminée, elle ne lui aura pas apporté ce qu’il recherchait… Il lui faudra encore attendre. Demain soir peut-être, ou alors plus tard… Un jour peut-être… Qui sait ? Insha’Allah…

mercredi 27 août 2008

Et pourtant...

Un ciel nuageux, une douce pluie d’été, des étoiles voilées et un ange venu des cieux… Elle a surgi au détour de sa vie, le caressant de ses grandes ailes blanches. Il ne s’y attendait pas, elle ne le voulait pas, et pourtant…
L’histoire était écrite, le destin prenait les choses en main, son coeur s’était ouvert à nouveau. Guidé dans un monde qu’il connaissait mal, l’emmenant malgré elle dans un amour qu’il recherchait, il plongea. Ses pensées se bousculaient et la torturaient, son cœur blessé était scellé, leur rencontre n’avait pas de sens, et pourtant…
Lui le rêveur, l’idéaliste, a espéré, a cru pouvoir, a même cru réussir. On veut tellement faire quand on aime, on se sent tellement capable de tout. Ils se sont plus, ils se sont embrassés… Elle ne pouvait pas, il n’était rien, c’était encore trop tôt, ça n’est pas le moment, et pourtant…
Elle lui a fait découvrir des choses, elle l’a émerveillé, elle lui a rendu espoir… Il lui a apporté sa tendresse, il a partagé ses rêves, il a tenté d’occulter son désespoir, et pourtant…
Le soleil brille, le vent est frais, la soirée est douce. Le monde ne tourne plus rond. Les guerres, les pleurs, les cauchemars, les cris, les morts, les souffrances, les mensonges… Il a toujours voulu se battre, il a souvent tenté de les combattre, il a essayé de la sauver, il a commencé par l’aimer, et pourtant…
Elle s’est donnée corps et âme, elle est aussi entière que lui, son cœur la dirige sans raison, elle ne peut cependant qu’y être fidèle. Ce passé trop peu éloigné l’a rattrapée, elle s’y est jetée, elle a de nouveau pleuré. L’erreur, le doute, la passion, la folie, la maladie… Elle a toujours mal, sa présence n’a pas suffi, et pourtant…
Il a repris confiance l’espace d’un moment, elle a été heureuse pendant quelques instants, il va s’éloigner, elle s’est envolée. L’ange a disparu, il n’aura rien changé, elle aura perdu quelques plumes, il aura retrouvé la sienne. Les rues, les places, les drapeaux, les cafés, les jardins, les vignes, les forêts… Des instants à jamais gravés, des larmes qui ne cessent de couler, un cœur qui bat trop fort, une fumée qui s’évapore. Elle l’a quitté, il l’a embrassée, et pourtant…
Comment avoir foi quand on regarde ce si sombre passé ? Une musique emporte les rêves. Il regarde le ciel « C’est beau. Ca ferait presque espérer qu’il existe encore de belles choses dans ce monde… » « Mais oui, bien sûr ! » Et pourtant…
Et pourtant…
Si les belles ne pleuraient pas
Si la souffrance n’était pas une loi
Et pourtant…
Si les Etats n’oubliaient pas leurs idéaux
Si on ne bafouait pas ce qui est beau
Et pourtant…
Si les mots déterminaient l’avenir
Si la tendresse faisait sourire
Et pourtant…
S’il n’était pas tombé aussi vite amoureux
S’il ne rêvait pas autant d'être heureux à deux
Et pourtant…
S’il avait pu faire quelque chose pour elle
Si elle avait accepté d’être sa belle
Et pourtant…
Pourtant c’est ainsi. Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt, et comme il va si mal, peut-être devrions-nous avancer l’heure de notre réveil, et tenter de faire des merveilles. Certains méritent qu’on se batte pour eux, la passé nécessite qu’on ne l’oublie pas… Espérons qu’avec le temps et de l’espoir…
Et pourtant…

vendredi 15 août 2008

Submergé...

Pas un bruit. Le silence. Quelques oiseaux se mettent à chanter, la brume se dissipe, et la rosée s’évapore peu à peu. Sérénité et violence.
Le soleil caresse la ville de ses premiers rayons, la vie s’éveille lentement, et il la traverse tout en douceur. Calme et désordre.
Il est si troublé, le contraste est si fort entre la quiétude du matin et le bouillonnement de son esprit. Un geyser se lève, puissant, sûr et franc. Il tente de rejoindre le ciel. Cette eau qui coule, ruisselle, afflue en masse, lui évoque ce tourbillon qui l’emporte sans qu’il puisse même imaginer le combattre. Comment aurait-il pu imaginer être ainsi touché, aussi profondément, à une époque aussi particulière ? Lui qui ne croyait plus malgré son espoir, lui qui n’aimait plus…
Il vogue entre deux eaux, porté par le flot de ses sentiments qui le débordent et tente de maintenir le cap. Un klaxon le fait sursauter mais il rêve, avance tel un somnambule. Ses pieds le guident sans qu’il sache vers quelle destination ils le mènent. La fraicheur du matin le fait frissonner et les souvenirs l’envahissent.
Ses yeux qui le dévisagent, son sourire qui l’illumine, ses mains qu’il serre, sa peau qu’il caresse, son odeur qu’il respire, ses lèvres qu’il embrasse… Aussi clair qu’un ciel bleu d’été, il sait qu’il a basculé, qu’il ne peut plus rien, il ne lui sert à rien de se voiler la face, il en est tombé amoureux… Il était loin de sa terre, loin de son désert, loin de ces gens si ouverts, et pourtant…
Quelques légers nuages ponctuent le ciel de tâches blanches, ne faisant que renforcer la beauté de cet éternel plafond, comme s’il fallait prouver au monde qu’une petite imperfection ne fait que mettre plus en valeur ce qui l’entoure, comme si cette tristesse qui l’accable n’était là que pour décupler son amour.
Elle ne peut le recevoir, son cœur n’est pas prêt. Comment peut-on autant blesser le saint des saints des sentiments, le sanctuaire de la tendresse, le paradis des amoureux ? Cette douleur, cette souffrance ont fini par déposer une pellicule que l’on ne peut éroder aussi facilement. Seuls le temps et la plus douce des attentions pourront un jour rouvrir ce lieu si sacré.
Le paysage défile tout autour de lui. Vert, jaune, bleu, gris, rouge. Les couleurs s’enchainent et se mélangent pour former une étrange mosaïque. Le bruit du moteur et de la musique ne réussissent pourtant pas à couvrir le vacarme de ses pensées. Il accélère. L’aiguille monte sur le compteur, il se cramponne, et fonce. Il file vers ses rêves, propulsé par son espoir démesuré. Elle est là, si proche de lui. Il sent encore sa présence contre lui. Elle l’accompagne, elle est sa passagère dans ce rêve de réalité, de vie, de douceur et de tendresse, de passion et de folie, dans ce désir de bonheur, d’avenir, d’amour…


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