Le site de Nefermaat

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

samedi 14 avril 2007

Obsession

La force des violons m’entraîne dans ce tourbillon infernal, les notes résonnent et je sombre dans ce gouffre sans fin...

Obsédé, hypnotisé, je me laisse aller, je ne contrôle plus rien, et je tourne en rond dans ce cycle démentiel. Folle ronde, mortelle valse, la musique continue et j’ai mal. Les notes sont comme des coups portés sur mon corps, et chaque refrain me fait l’effet d’une torture, pourtant j’en demande encore et je goûte avec avidité ce plaisir funèbre et malsain...

Emporté dans les délires d’un inconscient incompris, je vole au milieu d’images fantastiques, de cauchemars dramatiques et de pensées allégoriques... Mon cœur s’emballe, ma respiration s’accélère, je tremble et ma tête tourne. Ce rythme envoûtant me donne le vertige, je balance, je tombe...

Drame impatient, fatalité obsessionnelle et imperturbable, la vie se joue ici, en musique, et chaque mouvement fait s’approcher un peu plus la fin...

Ma gorge se noue, je frissonne. Les notes continuent de cogner, elles s’enchaînent dans une douloureuse harmonie funèbre dont je suis le témoin effrayé.

Eclairs, tonnerre, cris, pleurs, klaxons, coups, râles... Cet éternel enfer se prolonge, cesse pour recommencer de plus belle et je brûle de folie, de passion dans cet univers musical terrifiant et mortellement attirant.

Je suis dépassé, le rythme s’accélère, je m’effondre. Mes yeux se ferment, les images bouillonnent, et mon esprit ne suit plus, je ne vais pas assez vite pour rattraper cette éternelle ode de souffrance. Les archers caressent les dernières parcelles de vie qui quittent ce corps blessé qu’est le mien, le laissant à la paix qu’il désirait tant. Moi je pars avec les dernières mouvements de ce terrible requiem... Oh ! Regardez ! Les notes volent...!!

Ode à la femme...

Mon esprit compose des vers
Mon âme rejoint l’Univers
Et son puissant charme éternel
Eblouit mes yeux : qu’Elle est belle !

Le soleil perce les nuages
Sa grâce vient du fond des âges
Et malgré la pluie qui revient
Dans ses mains tous les cœurs elle tient

Sa chevelure noire ébène
Ses yeux craquant tels des amandes
Elle efface toutes les peines
Je reçois plus que ma demande

Toi qui fait oublier l’ennui
Ton cœur, ton esprit et ton corps
Ô nymphe de mes douces nuits
Sont aussi désirés que l’or

Nous agissons comme des fous
Pour toi nous sommes à genoux
Belle fée tu nous ensorcelles
Nous ne sommes que des mortels

Même si malgré toi parfois
Tu nous plonges tout en émoi
Continue à prendre nos âmes
Créature divine : ô Femme...

Mortel ennui...

Cruel ennui que le mien en ce triste soir,
J’aimerais que dans mon cœur il cesse de pleuvoir,
Que mon esprit sorte du fond de cet abîme,
Où mon âme semble emprisonnée pour toujours :
Elle s’est donnée pour aimer ; ce terrible crime !

Seul dans cette triste chambre, je suis si las
De tant me demander pourquoi Elle n’est pas là.
J’imagine son beau visage et ses cheveux.
Ah ! Et sa bouche attirante comme l’amour.
Je serai prêt à me damner si elle le veut !

La terrible espérance fait pleurer mon cœur,
Qui une fois de plus se noie dans tous ces pleurs,
Car je hais tant cette attente désespérée,
Durant laquelle très vite le goût s’enfuit,
Pour laisser place à une vie assassinée.

Belle de mes nuits, Meurtrière de mon âme,
Tu me blesses ainsi avec ta fine lame,
Laissant s’écouler un flot de rêves brisés.
La nuit très lentement arrive jusqu’ici,
Et comme un poison m’envahit de ses effets...

Destinée...

Elle seule pourra savoir et comprendre
Comment je pourrai sortir des méandres
Du complexe labyrinthe de mon esprit
Qui m'empêche de profiter de la vie

Quelle raison me pousse à poser ces mots
Qui parfois glissent à l'infini comme l'eau
Ont-ils seulement une raison d'exister
Peuvent-ils réellement m'aider à vivre en paix

Pourquoi écrire c'est toujours la même question
Tourbillon de rêves et de passions
Expression de sentiments contradictoires
Je voudrais tant réaliser ces belles histoires

Comme j'aime entendre le mot de poète
Mais il n'est peut-être que dans ma tête
Pourtant ce merveilleux bonheur d'écrire
Me redonne à chaque fois le sourire

Il me plait parfois de croire qu'écrire ses pensées
Permettra la réalisation d'une grande destinée
Et à défaut de pouvoir la vivre réellement
Je pourrais rejoindre mes rêves au firmament

Et qui sait si tout là haut dans les nuages
Je ne découvrirai pas enfin le visage
De la personne que je cherche désespérément
Et à qui je pense en rêvant à chaque moment

Après tout cette belle et grande destinée
N'est peut-être que celle de continuer à chercher
Une quête sans fin vers un plaisir irréel et infini
Mais qui m'apporte, elle, le bonheur de la vie...

jeudi 1 février 2007

Instants de vie...

Le vent souffle et le froid glacial brûle nos joues
Mais nous marchons contre vents et marées, encore...
La mer se déchaîne, les vagues s'écrasent sur nous
Mais même trempés, nous sommes heureux, encore...
Quelques bons morceaux de musique triste et douce
Mais elle nous emporte dans sa folie, encore...
Une envie, un désir caché et le plaisir nous poussent
Mais l'inconscience nous anime, encore...

Je regarde droit vers le soleil, et mes yeux le pénètrent, comme pour chercher à savoir ce qu'il cache derrière son éblouissante lumière... La vie me paraît impénétrable, recélant toujours de nouvelles surprises, agréables ou non. Mais malgré ça, mon besoin de rêver, de voyager se fait de plus en plus sentir... Je veux, j'ai besoin de m'envoler, survoler mes peurs restées en bas et rejoindre mes rêves tout là-haut. Ce pays baigné de lumière m'attire tant, et je ne saurais dire pourquoi, mais une partie de moi m'y attend, et c'est comme si j'étais né là-bas...
Une profonde joie me fait bomber le torse, je relève la tête, et au son de musiques épiques, je marche vers mon futur, futur qui commence à chaque nouveau pas... Je me prends à rêver d'une vie incroyable, plus rocambolesque que n'importe quelle autre histoire jamais imaginée, imprégnée et dirigée par de nobles valeurs, chères à mes yeux.

La chambre est sombre, le silence y règne en maître
Mais notre joie de vivre y apporte une douce lumière...
La brutale fraîcheur du matin passe par la fenêtre
Mais nos corps se serrent tendrement, dans la lumière...
Le sommeil encore présent, la nuit est toujours un peu là
Mais nos regards se croisent, heureux et plein de lumière...
L'interdit, l'usage de la raison nous empêche de rêver de ça
Mais la passion et le rêve nous emportent dans leur lumière...

Je m'allonge et j'écoute de la musique, cette musique si douce mais qui me transporte si loin. Comment de simples notes, alignées les unes à côté des autres sur la portée peuvent elles se regrouper en une route infinie vers le pays des rêves et du bonheur... Je rêve, j'espère, j'idéalise, je cours, je tombe, j'envie, j'agis, je vis...! Les secondes défilent, la mélodie de ma vie continue, et bien que le rythme change de temps à autre, le refrain est toujours sensiblement le même : rêves et voyages, poésie et passion, pas d'âge, pas de raison...
Une petite brise souffle sur mon cœur, il frissonne, il tremble... Un sourire, un baiser, ne pas mourir mais s'envoler. Le poids de la fatigue pèse mais je ne peux m'empêcher de continuer, c'est comme si quelque chose me faisait sentir que c'était nécessaire, comme si de ça dépendait la réalisation d'une chose plus grande, plus importante, plus profonde... Je veux faire de ma vie une réussite, avoir tout fait pour retrouver mes rêves, avoir écouté mon cœur et ma passion, avoir brisé les barrages de la peur, et m'être entièrement donné à tous ceux que j'aurais rencontré...


Parse error: syntax error, unexpected T_CONSTANT_ENCAPSED_STRING, expecting ')' in /homez.49/egyptos/nefermaat/dotclear/ecrire/tools/bbclone/var/access.php on line 2965