Le site de Nefermaat

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dimanche 22 mars 2009

Eléments

Dans la fraicheur d’un soleil de printemps
Doucement ses yeux brillent au firmament
La joie infinie de l’astre lunaire
Le transporte aux confins de l’Univers…

L’ombre de l’arbre de sa solitude
Assombrit tristement son avenir
Et fait croitre avec elle sa lassitude
En éclipsant largement son sourire...

L’étoile filante de tes yeux doux
Fait scintiller tendrement mon bonheur
Et leur profondeur me met à genoux
Pour que je puisse admirer ta splendeur…

Le vent lentement se met à souffler
Et emporte avec lui dans ces contrées
Où la comète de ma vie s’éteint
La dramatique issue de mon destin…

samedi 21 mars 2009

Égaré...

Le ciel s’éclaircit, les chiens aboient. Le jour ne va pas tarder à se lever. Un air frais rentre dans la chambre et saisit son corps d’un léger frisson. Il s’allonge et jette un œil à sa montre… C’est l’heure à laquelle il quitte ce monde, comme décalé par rapport à la réalité, pour s’enfoncer dans un univers fantastique, où son âme vole parmi les cieux et les reflets éternels de ses rêves… Un tourbillon infini l’attend dans lequel tantôt il nage, tantôt il plonge, tantôt il se noie.

La lumière de la chambre lui fait comprendre qu’il est déjà tard… Mais qu’importe ! Qu’a-t-elle à lui apporter de particulier ? Quelle pourrait être la raison pour lui de se lever aux aurores alors qu’il passera la journée seul, à rêver à des milliers de choses lointaines ?
Il enfile une veste, enfonce des écouteurs dans son oreille, descend les escaliers rapidement, et arrive dans la rue. Il allume sa musique, ainsi qu’une cigarette et se met à marcher d’un pas décidé. Où va-t-il ? Personne ne le sait. Pas même lui. Mais porté par le rythme d’une douce mélodie de notes, il va, il avance, il rêve…

Perdu dans ses pensées, il n’a aucune idée de ce vers quoi l’entraine son destin. Il erre dans ce monde, sans comprendre réellement ce qu’il se passe. C’est comme s’il flottait sur un petit nuage au milieu des gens, et qu’il pouvait les observer à volonté sans que ceux-ci s’en aperçoivent. Il croise les regards, plonge dans leurs vies comme le témoin immobile derrière un écran… Deux yeux noirs, un sourire. Image fugace, déjà presque effacée. Elle était belle…
Il a l’impression que la vie défile autour de lui, qu’il n’a plus d’accroche pour en faire partie, pour en profiter maintenant. Ca n’est pas qu’elle ne l’intéresse plus, ni qu’il a envie de partir, de changer… Juste qu’il cherche son moteur, sa chose, sa dose, il est en manque… Il a besoin d’une chose qui le pousse en avant sans arrêt, quelque chose de passionnel, de fou. Cette envie de folie le harcèle sans cesse, et il n’y a qu’avec elle qu’il arrive à se sentir pleinement heureux. Et qu’on ne se trompe pas… Il n’est pas aussi inconstant que ça dans ses désirs, pas aussi condamné à bouger éternellement, sans jamais pouvoir apprécier et profiter de l’instant présent. Le problème est que pour profiter du présent, il lui faut savoir qu’il a un but, un truc qui peut le motiver, le faire rêver, le faire voler, et tout ceci va lui permettre d’apprécier encore plus à sa juste valeur le moment présent. Cela peut être un grand voyage, une passion amoureuse, de grands projets professionnels… Mais il a besoin de ce quelque chose… Et il ne l’a pas…

Un crissement de pneus le fait sursauter. Il termine de traverser le boulevard, et va s’asseoir à une terrasse. Il ne s’entend même pas discuter avec le serveur. Il pense encore, et la musique est toujours là. Comme à chaque seconde d’ailleurs. Elle est toujours là, toujours présente dans son esprit, et il aimerait qu’elle soit plus réelle qu’elle ne l’est. Il lui arrive d’imaginer une scène de sa vie où la musique existerait réellement, où elle bercerait ses actions et résonnerait dans le fond, en accompagnement… Sa vie telle la fin d’un film épique, où chaque instrument retentirait sur un geste précis, un regard, une parole. Egalement comme si rien ne pouvait plus changer la partition, s’il n’avait plus qu’à suivre ce funèbre enchainement de notes pour arriver en face d’une terrible fin… Réalisation passionnée, passionnelle, d’un destin dramatiquement vécu, mais totalement rêvé.

La fumée qui s’échappe de ses narines s’élève dans un épais nuage, avant de se dissiper puis de disparaître… Il la regarde tournoyer, s’effilocher, puis s’estomper, de la même façon que les pensées du dernier moment de passion le font dans son esprit. Il aime sa vie, il n’est pas inactif, et sais qu’il est sur le bon chemin, que plein de choses l’attendent encore, et qu’il a tout le temps pour les réussir. Mais cela fait trop longtemps pour lui que la passion ne l’a pas pris sous son aile… Les derniers évènements sont trop ponctuels, trop courts, pour que cela puisse être suffisant. Son cœur est désespérément vide et seul, l’amour ne lui a pas rendu visite depuis bien trop longtemps. Ses grands projets le tirent vers l’avenir plus que tout le reste, mais il est frustré, peiné, de ne pas pouvoir avancer plus rapidement, de ne pas pouvoir agir comme il le voudrait, de ne pas pouvoir fermer les yeux, et avancer suivant son âme et son cœur ! Quoiqu’il en soit, il attend, il ne lui reste plus que ça à faire, bien qu’il exècre cette non-activité !!

La nuit l’enveloppe d’un doux manteau soyeux, le vent souffle dans ses cheveux, et il continue ses pérégrinations, sans savoir où aller, simplement en laissant faire son instinct… Il sourit à une inconnue, son cœur bondit, elle lui sourit, mais il la perd déjà de vue… Le même morceau tourne en boucle depuis des heures dans ses oreilles, de même qu’il a l’impression de tourner en rond ces temps-ci. Qu’a-t-il fait pour se rapprocher de ses rêves ? Pour se rapprocher de ses passions ? De l’Amour ? Il refuse de se laisser vivre, et ne supporte plus de ne pas rien pouvoir faire, de devoir attendre, prendre son temps…

Ses pieds le ramènent finalement chez lui. Il grimpe les marches quatre à quatre, jette les clefs sur son bureau, ouvre la fenêtre, et s’étend sur le lit. Rien n’a changé, la boucle est bouclée, le revoilà revenu au même point. A ceci prêt, qu’il s’embarque dans un monde imaginaire, dans lequel son cerveau n’est plus réellement lui-même. Monde irréel, fabriqué, mais qui le soulage un peu, qui le fait relativiser…

Ca n’était qu’une simple journée, heureusement peu représentative de son quotidien, mais elle symbolise parfaitement la ronde dans laquelle gravite éternellement son esprit, le cycle infernal de la passion qu’il ne peut subir que de plein fouet, au risque de se faire renverser… Il est en manque, il lui faut quelque chose… Peut-être que ce voyage bientôt va lui faire goûter à de nouvelles sensations. Un rêve de longue date en réalité, et un intérêt passionnel démesurément grand. A coup sur, il en reviendra transformé, il marquera certainement un tournant, du moins une étape importante dans son destin… Et y penser devrait le faire plonger très rapidement. Quelques longueurs de joie et de rêve, avant de se jeter corps et âme dans cette nouvelle aventure, portée par la musique de son esprit.

Des photos, des souvenirs. Il joue avec son couteau, et repense à un sourire. Un parmi tant d’autres. Un qui ce soir le trouble et le met en porte-à-faux. Ce manque l’a rendu plus sensible qu’il ne l’était déjà auparavant, et la répétition incessante de ces douces notes accentue encore plus cet état de fait… Une larme coule sur sa joue, tombe, avant d’aller s’écraser dans le pli d’un drap.
La Lune éclaire la nuit, les cratères qui la défigurent, la font sourire d’ici. Comme si sa lumière, sa puissante clarté, ne servait qu’à nous faire comprendre qu’il est parfois nécessaire de se reculer un peu, pour éviter l’éblouissement et apprécier la douceur. Mais l’on pourrait également en conclure que même les plus belles choses sont tristes et désertiques quand on les explore… Mais son esprit vole et s’élève avec l’âme d’Icare, et même s’il lui faut se brûler et tomber, il sait que les nuages de ses rêves le rattraperont et le feront repartir de plus belle, tel un phoenix éternel, en attendant de réaliser sa vie pleine et entière, dans un ultime acte infini. Le dernier, à jamais…

mardi 2 décembre 2008

Désespoir...

Mélodieuse symphonie de sentiments
Qui me préoccupent incessamment
Funèbre marche de la vie
Qui toujours rattrape mon en sursis…

Isolement complet face à la passion
Pour finalement mettre mon âme en prison
J’essaye de crier de toutes mes forces
L’amour que j’ai, enfoui dans mon torse…

Je goûte une fois de plus cette cruelle sensation, celle qui fait perdre la raison et apporte chaque fois un peu plus de solitude. Il est paradoxal que ressentir le plus noble des sentiments, celui qui ouvre le monde, celui qui rend possible tous les rêves, celui qui traverse les âges et les frontières, me fait me sentir plus mal que jamais. Comme s’il fallait que je me rappelle de sa force, de son intensité, de son éternité, pour mieux mesurer le vide et le manque de mon existence…

Le soleil se couche sur l’horizon
Les gens perdent tous la raison
Telle une longue nuit qui n’a plus de fin
La vie les laisse avancer vers leur destin…

Comme une foule d’ombres anonymes
Errantes et perdues dans une fumée synonyme
De leur incapacité à enfin trouver
Un salut mérité pour leurs âmes égarées…

Comment faire sortir de ces cœurs, la rage et l’espoir pour une vie meilleure ? Celui-là, le regarde dans le vide, plongé dans ses pensées, espère que la journée de demain sera nouvelle, qu’elle lui apportera une once de changement. Mais sa cigarette qui se consume ressemble étrangement à une motivation qui s’amenuise. Ces deux là se tiennent par la main dans un moment d’insouciance, le sourire aux lèvres. Ils avancent légers vers le crépuscule, oubliant que leur allégresse pourra demain se changer en détresse.
Des cris et des klaxons, une clameur qui résonne, un instant de lucidité, puis une nuit d’affreusités. Cirer et faire briller les apparences pour se cacher de la souffrance. Tout un peuple dans l’attente, une tristesse latente. Un voile se soulève, la lumière rougeoyante caresses les visages de ceux qui attendent une trêve, tel un heureux présage…
Penché à rêver de l’avenir, il caresse sa barbe fleurie et tente en vain de faire le tri, pour retrouver le sourire. Assis là depuis des heures, comme une multitude d’autres penseurs, son destin n’est pas différent du mien. Tous différents, mais aspirant tous à une même chose, à une même envie, à un même devenir. Elle regarde avec passion, avance vers lui en pamoison, alors qu’elle n’est qu’une pièce de plus sur l’échiquier de sa vie. Elle tente de se faire une raison, de masquer cette indifférence, qui parfois lui rappelle la passion qu’elle désirant tant voir dans ses yeux de faïence. Son sourire n’a d’éclat que celui des étoiles qui illuminent la nuit, et sa douceur angélique n’a de semblable que les rayons du soleil caressant la terre à son réveil…

Elle est comme la personnification
De toute cette brûlante passion
Qui m’habite en mon for intérieur
Vers la recherche du bonheur…

La rendre heureuse par delà les âges
Poser mes mains sur son visage
Serait comme le premier pas hésitant
Pour changer cette vie de tourments…

Telle cette sombre terre qui désespère
Elle attend le début d’une nouvelle ère
Je voudrais l’aimer du matin au soir
Pour que tous enfin oublient leur désespoir…

mardi 18 novembre 2008

Réflexion...

Le jour se lève sur cette terre noire
Et certains oublient tout le désespoir
Que la nuit a apporté avec elle
En faisant disparaitre sous ses ailes
Toutes les belles paroles et les valeurs
Que les hommes chantent en chœur…

Un nouveau grand rêve apparait alors
Paré de mille et une couleurs et d’or
On imagine un immense changement
Qui pourrait enfin ravir tous les gens
Et surtout les faire sortir de cet enfer
Qu’est leur triste vie sur cette terre…

Portés par l’espoir et les passions
Les uns pensent à une révolution
Tandis que les autres aimeraient tant
Pour rester ainsi en profitant
De ce que le régime leur a donné
En agissant comme ça depuis des années…

De bien noires pensées l’assaillent
Quand il réalise avec peine tout le travail
Qu’il faudrait réaliser pour enfin réussir
A donner au monde le plus beau des sourires
Celui qui rend heureux gratuitement
Les visages de tout un peuple au firmament…

jeudi 13 novembre 2008

Scintillement

Le piano commence et enchaine
Sa mélodie de rêve et d’amour
Sans peur, sans espoir et sans gêne
Il chante dans sa vie pour toujours…

Un soleil rougeoyant caresse le ciel
Tandis qu’il continue toujours serein
D’imaginer les plus belles merveilles
Qu’il rencontrera peut-être demain…

Un sourire réchauffe le vent de la nuit
Et les mots pour ouvrir son cœur
Contemplant en silence cette vue si jolie
Ils rêvent de voyage et de bonheur…

Quand les cieux semblent si près
On aimerait tant pouvoir dans la joie
Les rejoindre et là-bas s’envoler
Vivre, aimer, ne plus avoir froid…

Il espère que bientôt il pourra voir
Dans ses beaux yeux scintiller une aura
Synonyme de bien-être et d’espoir
Qui vers l’infini alors l’emportera…

Douce soirée dont il respire le doux air
Il observe encore troublé dans la fumée
La vie défiler en silence sur cette Terre
Pour rempli d’espoir aller se coucher…