Le site de Nefermaat

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jeudi 29 mai 2008

Enchainement...

photo S.H.

Une larme… Elle glisse lentement le long de ma joue, plonge puis s’élance dans l’air pour arriver dans le lac de mes pensées. L’onde se répercute, s’étend et le lac entier s’en trouve dérangé…

Après de longs mois de trop longue quiétude, après le calme apparent de ma passion, la vie a réveillé le volcan qui sommeillait : il y a eu plus de séismes et d’éruptions ces derniers temps que depuis le début de cette nouvelle vie.
Pourtant, et c’est là le drame, rien n’a bougé, tout est resté à sa place comme si rien n’était arrivé dans cette effroyable solitude.

Constat amer, douce déduction qui flatte mais n’apporte qu’une joie trop éphémère. Mon esprit prend toujours le dessus, même quand c’est mon corps qui a commencé à parler. Je ne peux le combattre, je n’en ai peut-être même pas l’envie. Malgré ce pensant silence, c’est en l’écoutant à chaque fois que je suis ce que je suis et je n’ai pas le désir de changer cela…

Bercé, guidé, poussé, manipulé par mes rêves, je suis parfois aveuglé par l’éblouissante réalité de la vie. Je cherche surement à forcer un peu trop le destin, à écrire les pages de mon avenir sur ce cahier trempé de larmes. Le choc qui date a peut-être encore des répercussions que je ne décèle pas. Et la perte d’un être cher, la fatigue, les échéances, la chaleur, les claques n’arrangent à cet imbroglio confus qu’est mon esprit de rêveur amoureux. Peut-être un peu trop pour lui tout seul…

Seul mais amoureux, entouré mais amoureux, triste mais amoureux, serein mais amoureux. Je suis fou de la vie, de mes rêves, des femmes. Je ne vis au fond de mon cœur que pour elles, que pour leur apporter la félicité qu’elles recherchent… Je veux me battre pour leur sourire, je veux être le vent qui fait sécher leurs larmes, le soleil qui caresse leur peau, la musique qui les berce en tendresse… Je veux leur faire aimer la vie, la passion, les rêves, l’amour. Je veux leur apporter tout ce que mon cœur a à leur offrir, je veux être là pour elles…

Cette envie m’aveugle, m’illusionne et me pousse à chercher sans fin, et en vain pour le moment. Je les aime mais il n’y a qu’Elle que j’Aimerai et c’est là que le charme agira. En attendant je tente de mettre en accord mes actes avec mes pensées, ne pouvant me résigner à négliger mon âme et ma conscience.

Souvenirs ressurgis, tendre amitié, terrible frustrations, appel corporel… et rien. Enfin si, beaucoup, énormément même. Malgré ce triste résultat, une étrange confiance en moi est apparue, se mêlant certes à la frustration mais bon. Et bien sur, tous et toutes les autres, qui, par leurs mots, leurs gestes, leurs regards, leurs sourires, leurs silences même parfois m’aident bien plus qu’ils ne pourraient l’imaginer…. Un pas après l’autre… Une lettre, un mot, une phrase, une déclaration, une Vie…

                                                                                                                                A M.Y.N.E.S.

lundi 26 mai 2008

Incompréhension...

Ronde infernale, valse infinie de la vie… Tu me prends, me quittes, me retrouves pour mieux t’enfuir, et me charmer à nouveau. Je suis perdu, à quoi joues-tu ? Pourquoi, toi que j’aime tant, toi que je fréquente depuis plus de vingt ans, toi à qui tous les jours je rends hommage, pourquoi me fais-tu tourner la tête à ce point ?

Je ne comprends plus, je suis perdu, je perds la vue… Je ne vois plus mon chemin, je ne vois plus où tout cela me mène, je ne vois plus où est l’avenir, tout est flou. Après ce vide immensément triste, la passion, un passé renouvelé, une attente, l’espoir, la joie, et la frustration, l’incompréhension… Comment ? Comment te suivre dans ce cheminement incertain, perturbant et blessant ? Qu’attends-tu de moi, que suis-je sensé faire ou ne pas faire ? Ma passion est sans limite, ma patience hors norme, mon amour infini, mais je n’arrive plus à contenir tout cela… Et toi, tu commences à ouvrir une brèche pour la colmater aussi rapidement.

J’en avais envie, c’est toujours le cas d’ailleurs, peut-être même plus, et je rêve d’ouvrir grand les vannes. Je rêve que mes mots s’envolent tout là-haut, je rêve qu’ils deviennent l’écho de Ses sentiments qui emporteront mon cœur dans un torrent de félicité…

Il est mon compagnon, celui qui guide mes pas, mes actes, mes pensées, celui qui me pousse à ne plus réfléchir, celui qui me fait souffrir, celui qui me fait aimer… Ce cycle terrifiant connait une énième crépuscule apportant doutes, frissons, espoir et ténèbres… Après tout, c’est la nuit que je rêve alors il faut que je continue…

Retrouvailles...

Il est des fois où la vie
Nous surprend comme jamais
Rêves et désirs de folie
Pour illuminer la réalité…

Elle a pénétré soudainement dans ma vie
J’ai suivi mon instinct de rêveur passionné
Pour la rencontrer j’ai parcouru le pays
En toute quiétude nous nous sommes aimés….

Le destin l’a décidé
Il n’y a plus de raison
Doux hasard pour cette destinée
Guidée par la passion…

Nouvelle et belle rencontre toute en douceur
Elle m’a fait craquer comme la première fois
Sur un joli petit nuage de bonheur
Nous nous sommes laissés emporter par l’émoi…

Mais un nouveau départ
A encore brisé
Cette belle histoire
Qui faisait rêver…

Cette passion me pousse à vouloir essayer
De continuer plus longuement cette fois
En forçant le destin à se réaliser
Pour pouvoir la prendre à nouveau dans mes bras…

Cruelle envie des sens
Qui me perturbe incessamment
Chaque seconde j’y pense
J’en rêve tellement….

Peut-être dans cette ville dans quelques mois
Enfin réunis pour recommencer l’histoire
Elle irait se blottir tendrement dans mes bras
Et je l’embrasserais dans la douceur du soir…

Coeur à prendre...

Battant au rythme de la passion
Blessé tant de fois sans raison
Débordant d’amour et de tendresse
Prêt à offrir les plus douces caresses…

Il palpite comme jamais, l’espoir l’entrainant toujours dans une course infinie. La finirai-je seulement un jour ? La tendresse de l’être aimé réconfortera-t-elle ce témoin débordant de l’amour que j’ai à offrir, laissera-t-elle enfin s’écouler tout ce que je retiens depuis si longtemps et que personne n’accepte ?

D’anciennes images, des pensées oubliées, aujourd’hui le passé me perturbe, l’avenir me parait lointain et le présent est si flou, si inconstant, si éphémère… Je marche lentement dans un monde de vitesse, et je me laisse volontairement distancer. Besoin de temps, besoin de prendre du recul, besoin d’elle…
Elle ou elle ? Qu’importe pour le moment, je ne désire rien de plus qu’un tendre moment d’affection et de douceur. Un instant brillant, lumineux comme la Lune, éphémère et éternel à la fois…

Nuit de retour en arrière dont il ne me reste qu’un agréable souvenir et des pensées à foison. Mais je suis toujours au même point, je suis toujours aussi seul, et mon cœur ne demande qu’à être percé… Où est l’archer, qui de sa flèche enchantée, ouvrira les vannes d’un bonheur passionnément recherché….

mercredi 7 mai 2008

Balade...

Douce présence qui flatte et rassure certainement, mais qui perturbe également. Calme apparent des sentiments mais passion enfouie de la folie…

Rue déserte, j’aime entendre le bruit de mes pas sur le trottoir, comme un rythme posé qui guide mes pensées. Et les lumières éblouissent mon âme de milles nuances colorées. Un vent délicieux vient caresser ma peau et fait voler mes longs cheveux. La fraicheur de l’eau fait frissonner ma peau mais envoute mon âme avide de liberté.

Qui suis-je ? Où vais-je ? Une intense sérénité m’habite, une pureté retrouvée. Des projets fous, des rêves insensés, c’est toujours mon cœur qui me guide tandis que je fixe quelques mots, accoudé sur la rambarde à regarder la Vie qui s’écoule lentement dans la nuit…

Nobles, majestueux et puissants, deux lions montent la garde et ouvrent le chemin vers un monde de rêve et de magie. La ville ne dort que d’un œil, et quelques voitures, quelques passants poursuivent leur destinée alors que je les observe d’un regard pensif…

Aux bruits de la ville se mélangent ceux de l’eau et des remous. La brise caresse le fleuve et sa surface change à chaque seconde. Eternel mouvement pour un fugace dessin. Quelques clochettes tintent au claquement des sabots. Je suis secoué, je tremble même par moments, et mon esprit s’envole pour d’autres rêveries fantastiques, vers de nouvelles contrées peuplées d’un idéalisme acharné et d’un amour exacerbé. Le Pont aux Lions, porte vers la passion…

Etrange dualité de la vie : néons et chant des oiseaux, klaxons et clarté de la nuit, hôtels et appel du muezzin… Paradoxe inconstant d’une vie millénaire. Je marche sans trop savoir où je vais ; je rêve sans trop savoir où je suis ; j’espère sans trop savoir d’où je viens… A cheval entre deux mondes, deux univers, deux pensées. Comme un tendre couple enlacé qui fonce vers l’avenir. Et poussé par le vent du fleuve, source de vie, je continue mon chemin infini…

Modeste coin de verdure où le calme et la beauté perdurent. Ilot de fraicheur, fouetté par ce vent de bonheur, loin de toute clameur. Et voici que s’élève, derrière un voile de pudeur, la lumière de la Vie. Majestueuse apparition qui réchauffe la terre après cette longue nuit de ténèbres… Son éclat rayonne parmi les cieux et annonce le début d’une nouvelle vie. Cette balade de rêve s’achève ici. Mes derniers mots se perdront dans le vent réchauffé qui emporte mes pensées vers un pays de douce poésie…