Le site de Nefermaat

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jeudi 29 juin 2006

Ironie...

© CM

D'une douce et extrême ironie
Est mon étrange petite vie
Je l'ai pensé, je l'ai rêvé
Et enfin c'est arrivé
Pourtant là c'est la mélancolie
Qui emplit ma petite vie
Toute une nuit passée à ses côtés
Mais le contexte avait changé
Pouvoir l'embrasser et la caresser
Appartenait désormais au passé
Personne n'est responsable
C'est juste un peu regrettable
Le tapis n'a pu décoller
Maintenant au sol il restera cloué
Le rêve passa du bleu au noir
Tandis qu'arrivait une nouvelle histoire
Il est si étonnant de voir comment
Des choses si simples causent du tourment
Malheureusement c'est ainsi
Ce sont les petits tours que la vie
Adore jouer à nos dépends
Quand nous ne sommes pas indifférents
On ne peut jamais prévoir
Comment se finira cette histoire
Mais une seule chose est sure
Toujours incertain est le futur
Ce poème que je compose
Est l'unique petite chose
Qui restera de ces quelques instants
Durant lesquels le temps
Me parut presque arrêté
Comme si je pouvais
En profiter à l'infini
Avant que tout ne soit fini
Mystérieuse est la vie du poète
Qui seulement dans sa tête
Vivait une vie de rêve
Apportant ainsi une douce trêve
A tous ces conflits intérieurs
Qui dissipaient son bonheur...

mercredi 21 juin 2006

Rêve et vie...

Lancé à toute vitesse, je file vers une destination inconnue... Je traverse un monde gris, vert, blanc, bleu, et cette mosaïque de couleurs me fait voyager rien qu'avec l'esprit. Telle une palette pleine de nuances, je crée un monde de rêve où il fait bon vivre et s'évader. La vitesse augmente, pourtant j'ai l'impression de ne pas bouger ! Comme il est étrange de ne pas se sentir porter. Je trouve le mouvement assez paradoxal : je peux bouger sans même m'en rendre compte, et à l'inverse, je peux être totalement immobile, allongé sur mon lit, et avoir l'impression de parcourir des distances fabuleuses... Sans hésiter, je dirai que je préfère la deuxième situation. Le rêve, le voyage de l'esprit, est une fabuleuse expérience que je réitère sans cesse ! Une communion avec soi-même, une paix de l'âme, un état de bien-être, comment passer à côté de telles choses ? Rien ne peut détrôner ces sensations merveilleuses qui m'emmènent dans des pays inaccessibles aux autres, des endroits où tout est possible, où tout est beau, et où le rêve et le voyage sont les activités principales...
Ne vous êtes-vous jamais allongé, totalement relâché, bercé par une douce musique, et laissé votre esprit partir pour un magnifique voyage ? Tandis que le monde autour de vous continue sa folle course, fermez les yeux, sentez vos muscles se relâcher, et imaginez une grande plaine, vaste et désertique, une chaîne de montagnes en arrière-plan... Appréciez la sérénité qui se dégage de cet endroit... Puis voyez ce cheval, lancé au galop, traversant cette immense plaine, crinière au vent, ne pensant à rien d'autre que de profiter de l'instant présent (pour peu que les chevaux pensent), sentez sa fouge, son plaisir, sa liberté... Imaginez-vous sur ce cheval, grisé par la vitesse du galop, une poussée d'adrénaline vous forçant à mettre un sourire sur vos lèvres. Toujours la course, jusqu'à une falaise, d'où vous sautez avec l'étalon... Le vent, l'air vous entourant, vous portant, une totale liberté de vos mouvements, pour enfin atterrir dans un grand lac d'eau fraîche. Reposé sur la berge, vous vous sentez reposé, libéré... Ebloui, vous fermez les yeux un instant, et en les rouvrant vous retrouvez la pièce qui vous aviez quitté quelques minutes plus tôt.... Ce rêve, ce voyage ne vaut-il pas tout le reste ? Le rêve permet une liberté infinie, éternelle, que personne ne peut nous supprimer, et à laquelle nous devons nos moment les plus fous.
Aussi paradoxal que ça puisse paraître, je pense que la vie, la vraie vie qui peut nous rendre heureux, c'est celle où l'on rêve le plus. Voyager par l'esprit nous apprend à vivre au quotidien... Alors laissez vous aller, laissez les rêves vous emporter dans leur pays merveilleux, et vivez !

lundi 12 juin 2006

Lettre à la vie...

Le jour se lève, j'ouvre les yeux, et tu es là à mes côtés. Tandis que cette journée commence, déjà ta présence me motive, comme si une force invisible me poussait dans chacun de mes gestes. Je te dois tout : ma joie, ma motivation, mon amour, le beau temps qui règne dans mon cœur, la paix de mon âme... Sans toi, je ne suis rien, je n'existe pas. Les heures passent et pourtant tu ne me quittes pas, d'ailleurs je ne te laisserais pas faire, je m'accroche à toi, et je profite de ces instants chéris en ta compagnie.
Tous mes souvenirs te sont dus, tu illumines mon futur, et tu fais de mon présent un bonheur inégalé !
Comment pourrais-je être insensible à ta beauté, à la passion qui se dégage de toi ? T'ignorer, se refuser à toi, serait la pire chose que quelqu'un puisse faire. Il suffit que tu apparaisses pour que tout recommence. Je n'ose imaginer qu'un jour, lointain je l'espère, tu me quitteras. Toute cette félicité et tout cet espoir qui font de moi ce que je suis, tout plongera dans le néant et une belle nuit éternelle sera désormais là...
Mais d'ici là, je compte bien profiter de chaque instant, de chaque seconde passée avec toi, et je te suis reconnaissant pour tout ce que tu m'apportes.
Puisses-tu rendre aussi heureux tous ceux et celles que tu accompagnes comme moi. Nous sommes tous des amants passionnés et toi, tu es la maîtresse de notre univers : tu es la vie.
Merci à toi
D'être toujours avec moi
Car où que tu sois
Personne n'a plus froid
Car ta chaleur éternelle
Fait de toi la plus belle...

jeudi 8 juin 2006

Nuit de mélancolie...

Une douce chaleur m'envahit... Cette agréable sensation est étrangement accompagnée d'une triste joie. Une sorte d'amertume, à peine dévoilée, comme déposée sur le bout des lèvres, n'osant point bouger. Quelle est la raison de cette légère mélancolie ? Peut-être est-ce la fatigue qui me joue des tours, mon esprit divague, et rêve... Oh oui, il rêve ! Il ne cesse de s'évader dans un monde toujours, plus loin toujours plus beau. Le rêve pour moi est comme le désir pour l'homme : à peine comblé, il en a déjà un autre. Ma soif de rêve, de voyage est insatiable, et j'ai parfois du mal à satisfaire ces envies... Pourtant, là ce n'est pas ce qui m'occupe la tête. Etrange sentiment que d'être ainsi nostalgique ! C'est comme un gouffre qui emporte avec lui ma félicité du jour, me laissant seul, avec un vide effroyable, perdu au beau milieu de mes pensées démunies... La tendresse, l'affection, la joie, l'amour, l'amitié, tout autant de choses qui font que je suis heureux, et pourtant. Cette magie du rêve me manque, comme si quelque chose se cachait au fond de moi, ne demandant qu'à éclore, et sortir au grand jour. Pourtant, je vis, je profite de chaque moment, de chaque instant de bonheur que la vie m'apporte, et j'apprécie ces instants chéris, trop longtemps hors de ma portée, désespérément trop loin... Mais maintenant, tandis que je cueille ces roses éternelles, pour un bonheur éphémère, cette étrange mélancolie apparaît. Comme un petit nuage blanc, perdu dans l'azur immense, une petit tache dans la beauté du ciel, une minuscule masse, qui arrive néanmoins à cacher le soleil pendant quelques instants. Où le vent protecteur, ce souffle invisible qui nettoie la vie des impuretés, se promène-t-il...?
J'aime le vent, son paradoxe. On peut le sentir, l'utiliser, le craindre, voir ses effets, remarquer son absence, mais jamais le voir ! Comme j'aime m'arrêter, et sentir le souffle céleste sur mes joues, une caresse divine qui entoure, comme une carapace inviolable, protectrice contre les mauvais coups de la vie... Mais ce soir, il n'y a pas un poil de vent, et cette amertume est toujours présente. Quelle amertume, pourquoi ? Quelle en serait la cause ? Je ne saisis point... Pourtant, les questions s'enchaînent et restent sans réponse. Ah douce mélancolie, comme ta venue peut bien signifier des choses ! Comme cet état est cruel ! Un bonheur malheureux, une sinistre tristesse. Serait-ce un ban de sable, dans le grand fleuve de la vie ? Je me demande si l'homme est capable d'être réellement heureux... Comme s'il cherchait sans cesse à remettre en cause son bonheur, à compromettre sa chance et le privilège de cet état tant recherché... La fatigue pèse sur mes paupières, et les quelques notes de musique me paraissent bien légères, alors que je m'enfonce dans les ténèbres de la nuit et du sommeil.
Ne pas penser, ne pas réfléchir... Trop se poser de questions, c'est s'arrêter sur la berge... Moi je décide de vivre, laissons cela, et profitons de l'instant présent : Morphée m'appelle, je vais donc le rejoindre, bercé par la douce clarté de la lune au dehors, et tandis que la nuit étend sur moi son épais manteau, mon esprit, lui, s'échappe, et part une nouvelle fois rejoindre les divines pensées du pays des rêves....
Ah cette vie... si elle pouvait être un rêve !


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