Le site de Nefermaat

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mercredi 12 avril 2006

Ballet céleste

Le soleil est haut dans le ciel
Son aura illumine des merveilles
Et il réchauffe le cœur meurtri
Par des milliers d'ennemis.

La journée est longue et belle
Je n'avais jamais rien vu de tel
La vie présente dans ces moments-là
Est si rare pour moi.

Maintenant la nuit est là
Alors pourquoi tout ça ?
L'azur laisse place à l'ébène
Mais mon âme a de la peine.

La douce lune grandit au dessus de nous
Jusqu'à parfois nous mettre à genoux.
Elle apaise le terrible monde
Comme une belle et divine onde.

Mais voici le crépuscule
Le jour avance, la nuit recule.
Quel moment magique !
C'est réellement unique !

L'astre brûlant et sa douce épouse
Auront-ils un jour compris
Avant que ne sonne minuit
Que ma vie est un éternel coup de blues.

La déesse blanche et son époux
Repoussent au fond du trou
La peur, le mal et la misère
Qui sévissent sur la Terre.

Car tout n'est jamais aussi sombre que la nuit, aussi pur que le jour. La vie est un crépuscule infini... lumière et obscurité se mêlent tour à tour pour donner au monde une couleur si particulière... Qui ne s'est jamais assis pour regarder se lever ou se coucher le Soleil ? Nous connaissons tous ce plaisir, ce moment magique, romantique, la réunion de deux mondes, qui se combattront à jamais. Parfois sa douce compagne est là, près de lui, et bien que cela ne soit qu'éphémère, ce moment est pour synonyme d'une passion éternelle ! Ces quelques instants sont indéterminés, ils n'appartiennent plus au temps...
J'aime ces mélanges uniques : blanc et noir, pluie et beau temps, vers et prose. Je ne peux m'empêcher de m'arrêter face à eux... J'imagine de grands espaces infinis, plaines ou déserts, où tel un cheval au galop, mon âme pourrait s'enfuir. Des pensées à perte de vue, la nature qui reprend le dessus.
Je cherche cette piste, cette voie, qui m'emmènera là où je rêve d'aller. Cet endroit merveilleux où plus aucune barrière ne subsiste, où seul l'amour, la paix et l'amitié existent. Une paix de l'âme, une douceur de vivre, un plaisir de ressentir les choses telles qu'elles sont, telles qu'on rêve de les voir. S'ouvrir au monde, laisser s'échapper les milliers de pensées, de questions qu'on se pose, et combler ainsi tous les manques de la vie... Je dis n'importe quoi, personne ne comprend cela. Mais j'attends que la vie me propose une destinée qui me corresponde, une vie telle que je la rêve... Et l'idéaliste souffre car ses rêves ne deviendront jamais réalité. Et pourtant le soleil perce les nuages, la lune éclaire la nuit, la musique rompt le silence, alors le salut relèvera ma vie. Et je m'enfuirai loin dans mes pensées, seul ou à deux, à jamais comblés des bienfaits de la vie...
Alors à cette vie qui me donne le goût des choses, le goût des mots, cette vie de magie qui me pousse à écrire et à ressentir, je lui dis merci, car finalement, si la réponse à tout ceci n'était finalement pas de me plonger encore plus, corps et âme, dans mes écrits... Je dédie donc ce texte à la vie...

lundi 3 avril 2006

Princesse...

photo ©Calinore

Tu ouvres les yeux, le jour se lève... L'astre créateur apparaît, et déjà ton sourire illumine mon cœur. Une belle et longue journée s'annonce. Tu marches, sans trop savoir où tu vas, mais d'une allure si gracieuse que le soleil souhaiterait arrêter sa course pour te contempler... Une princesse recluse dans sa tour, attendant le gentil prince qui viendra la délivrer d'une terrible malédiction. Mais d'un coup, le ciel s'obscurcit, des nuages noirs arrivent, et une grosse pluie tombe sur le monde. Des milliers de gouttes, qui une à une, viennent s'écraser sur le sol, sur les toits, sur les gens, et sur mon visage alors que je regarde le ciel. Un lutin qui rêve, une princesse qui attend, et le mal qui agit, voici la triste histoire du bien et du mal... Les formes de l'ombre, cachées derrière une hypocrisie sans pareille, se déchaînent pour blesser l'être pur. Malgré la noirceur du ciel et de ton cœur en ces temps obscurs, ton sourire radieux, pénétrant, continue de percer mon cœur endolori, et de le mettre à nu, pouvant ainsi lire au plus profond de moi comme dans un livre. Chacune de mes pensées te sont connues, et les miroirs de ton âme reflètent bien la pureté, la grâce de la princesse éternelle... Seule, en proie à d'innombrables attaques, mais soutenue de toutes parts par ceux et celles qui l'aiment, et qui feront tout pour la protéger, la princesse continue à vivre. Le lutin, de sa lointaine forêt magique, prépare la défense de sa jolie souveraine... Point de pouvoirs, point de charme ni de sortilèges, juste des mots. Le pouvoir, la puissance, la magie des mots pour réduire au néant les forces ténébreuses qui s'acharnent sans raison sur l'être cher à nous tous. Car il est vrai que cette princesse illumine nos vies de par sourire et sa gentillesse, et qu'il nous est difficile, pauvres mortels, de résister au charme de cet être pur. Alors je déploie tous mes efforts pour combattre et vaincre le mal. Une croisade pour l'amitié, pour l'affection, et le sauvetage d'une âme en détresse... Le soleil réussit à percer à travers les nuages, la pluie cesse, et le souffle divin pousse loin les nuages ténébreux qui avaient noirci cette vie de misère. L'enchantement et la force de l'amitié triomphent. Ton sourire, ton visage, me comblent de bonheur, je ne puis contenir ma joie de te voir ainsi heureuse et délivrée de ce mal qui ronge. Le lutin est toujours aussi seul, mais la satisfaction d'avoir aidé et sauvé sa princesse lui apporte un réconfort qu'il n'aurait jamais espéré obtenir autrement. Il espère pouvoir encore contempler son délicieux visage et partager quelques moments avec cette personne qui compte de plus en plus dans sa triste vie solitaire... Il est là, il est toujours là, et il le restera tant qu'elle aura besoin de lui. Car il est vrai que toi, jolie princesse, que la lune protège chaque nuit de sa douce clarté, tu nous apportes la vie... Alors pour tout ça, merci. Merci d'être mon amie...