Le site de Nefermaat

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mardi 28 mars 2006

Tendresse...

La chambre est sombre, aucune lumière ne réussit à percer cette triste pénombre. Mon Amour, mon Ange... où es tu ? Quel est ce nuage qui obscurcit ma vue ? Il m'empêche de contempler ta beauté. L'absence... Le cœur qui s'ennuie et se sent vide. Besoin de tendresse, d'affection, de complicité. Deux mains qui se cherchent, des lèvres qui se frôlent, le contact de ta peau nue sur la mienne... C'est comme une décharge électrique dans tout mon corps. Frisson, tremblement, vertige, j'ai l'impression de m'envoler. Un contact, une pression, l'union de nos corps, de nos âmes, de nos destinées. Je t'aime autant que la vie me le permet. Tu es ma source de vie, de joie, de chaleur, celle qui fait jaillir en moi la foi en une vie meilleure, plus belle, où les rêves deviennent réalité, où les voyages de l'esprit deviennent ceux de l'être, et où deux personnes ne forment plus qu'une seule, à jamais... La passion m'emporte, je me laisse porter par ce flot incessant de sentiments puissants. Une caresse, un baiser, une étreinte, un moment passé dans tes bras, et ma vie ne tient plus qu'à toi, je deviens fou d'amour. Comment la raison pourrait-elle combattre une telle force, un tel besoin ? Mes paupières se ferment, et tes yeux sont là... Je vois ton profond regard me fixer et me troubler. Un simple sourire, un geste, et je suis transporté. Plus long que l'éclair éphémère, plus puissant que la colère du tonnerre, l'orage de la passion m'habite. Il gronde en moi, si fort que tous mes membres en tremblent, et je suis terrifié de ne pas trouver ce rayon de soleil, le calme après la tempête, ce soleil qui réchauffe un cœur meurtri... L'univers se façonne à notre image, les étoiles de tes yeux et le souffle divin qui t'habite en sont les piliers. Mais cette immensité me fait peur, et si tu restais à jamais cachée, dissimulée derrière le voile obscur du doute et de la souffrance, si ce soleil n'apparaissait pas, et que le cœur succombait à ses tristes blessures ? Ma main parcourt chaque ligne de ton visage, de ton corps tout entier, comme pour se convaincre du bonheur d'être à tes côtés... Je te connais, je sais que tu me comprends déjà, et toi seule peut m'apporter ce dont je rêve, cette chose si intense, si profonde que je ne saurais ma décrire moi-même... ! Un sursaut. Essoufflé. La lueur du soleil éclaire la pièce d'une lumière diffuse. J'ai encore rêvé ! Toujours plus vrai, plus réel, mais chaque matin je continue de me réveiller... Toi, l'inconnue dont la vue me comble de joie, resteras-tu toujours une vision de rêve, ou accepteras-tu de me rejoindre dans cette réalité que j'aimerais savoir gouvernée par une seule vérité : notre Amour...

"Suite et éternité..."

dimanche 26 mars 2006

Prépa...

La nuit est là, et elle étend son ombre sur le monde. Un jour est passé, mais un jour qui détermine une vie entière. Rêve, voyage... Et si ce monde toujours espéré, toujours imaginé, rejoignait la réalité ? Je n'ose y croire, et pourtant je n'en ai jamais été aussi près. Une vague de bonheur me submerge, et j'aurais presque envie de fixer un sourire sur mes lèvres, sans trop savoir pourquoi... Le printemps est arrivé, la vie renaît, c'est aussi le cas pour moi. Changer de vie, changer d'univers. Cependant mille et une images se bousculent dans ma tête, et comme Shéhérazade, je ne peux dormir... Chacun a marqué de son empreinte mon esprit, et il ne peut rien oublier. Mes rêves m'emportent toujours à l'autre bout du monde, dans un endroit qui n'existe pas, sauf dans mes pensées. Et là, j'ai décidé de prendre le vol pour le rejoindre, et qu'ainsi mon âme soit en paix pour l'éternité. Un mot occupe mon esprit pourtant libéré, il va d'image en image, et il est toujours là... La prépa... Finalement, on se prépare à la vie. Cette vie que chacun cherche au fond de soi, la voie unique qu'on veut tous tracer de la meilleure façon qui soit. La prépa nous unit. Unis dans l'effort et le travail, dans la joie comme dans les pleurs, grâce à vous mes amis, je reviendrai rien que pour une heure, en votre compagnie. La marée redescend et m'emporte... C'est l'océan qui m'attend, un futur rêvé, pour une vie incroyable, comme si les rêves allaient enfin la remplacer... Une douce mélancolie m'envahit, c'est drôle, ça n'est pas la première fois que je dis ça, et pourtant cette sensation est nouvelle. Le bonheur a aujourd'hui un goût amer, et les rêves se dissimulent derrière un voile, le temps d'un moment. Le paradoxe du temps, sa relativité... Il faut bien que j'utilise les termes qu'on m'a appris ! Tout ça pour dire que sept mois, c'est long, mais qu'ils sont passé à une vitesse folle, et là, je m'en vais, vous laissant dans ce monde qui n'est plus le mien – l'as-t-il seulement été ? – et que je souhaite profiter de chaque minute qu'il me reste. Un repas, le dernier... C'est de triste augure pour l'avenir ! Oublions cela, faisons une pause, et rêvons... Chacun de nous a ses propres désirs, et il n'y a rien de plus beau, de plus magique que rêver. Des mois que je vis dans ce monde, et c'est là que je pense approcher le plus le bonheur. Finalement, la prépa, paradoxalement, m'aura fait rêvé plus que jamais auparavant... Une joie d'être ensemble, des sourires, des pleurs, des devoirs, des soirées, des histoires, de l'amour, et une dose énorme d'amitié... Des gens uniques, qui m'auront tous apporté beaucoup, et que j'avoue être triste de quitter, une ambiance si particulière, une foule de souvenirs, et par-dessus tout, des amis... Voilà, je crois que pour moi, c'était tout ça la prépa...

dimanche 19 mars 2006

Diamant

L'or étincelant illumine mon cœur, et mes pensées brillent de milles feux. Les nuages se sont déchirés, et les rayons brûlants de l'astre créateur réchauffent mon corps endolori... Je frissonne, je doute... Quand le chaud pénètre mes chairs, alors que je me gèle, j'en viendrai presque à demander que ça s'arrête. Mais pourtant que c'est agréable. Je pense à la grosse averse qui nettoie le sol et le ciel, et je contemple la ville après... Le soleil sèche l'eau sur la terre, telle des larmes essuyées par le mouchoir de l'Amour... La barque du bonheur m'attend, et je cherche le moyen de trouver ce billet, le billet doux que l'être cher me fournira ! Je suis seul, mais amoureux... Amoureux en rêve. J'aime cette vie imaginaire qui me procure plus que ce dont j'ai besoin ! Voyage ou lune de miel, je cherche un aller simple pour ce monde merveilleux... Le printemps arrive, les oiseaux se remettent à chanter les amours, et moi j'aimerais m'envoler vers l'azur éternel. Une escale à l'amitié, un voilier pour l'éternité. Plusieurs tours du monde pour pouvoir espérer atteindre mes rêves. Une quête incessante, pour trouver le métal pur, le matériau de cet amour espéré. Pour le moment, je profite de ce temps pour rêver, et voyager en pensée...jusqu'à ce que je le fasse véritablement !! Reflets d'or et de lumière, mes yeux sont éblouis par la splendeur de ces images qui emplissent mes pensées. Un arrêt photo pour immortaliser cette beauté, mais le périple continue, éternellement... Je rêve, je voyage, je vis... Une vie que je souhaite éternelle et aussi pure que le plus beau des diamants. Un diamant qui brille comme les miroirs de l'âme, l'éclat de tes yeux... Merci à toi, l'hôtesse de ma vie, chaque rêve est plus beau rien que grâce à ta présence à mes côté, et tu es au centre du tourbillon de mes espoirs. Peut-être un jour, plongeras-tu avec moi dans l'eau turquoise de la passion, et que nos rêves seront alors une histoire sans fin...

vendredi 10 mars 2006

Requiem

Une lumière blanche, une vie noire... Tout s'enchaîne mais je ne suis plus. Tout s'arrête là pour moi... Soupir. Le soleil est haut dans le ciel, pourtant il quitte mon cœur. Des notes claires qui s'envolent... Une larme coule sur ma joue, et je sens son goût salé me brûler les lèvres. Faire une pause, éphémère ou éternelle, mais me reposer de tout... Cette ronde infernale me fait quitter la valse de la vie. Silence. Mon âme recherche la quiétude qui l'emmènerait au pays des rêves... L'étendue de mes pensées me dépasse, et mes yeux se ferment. Allongé, bercé par cette musique si connue à mes oreilles, je regarde la vie, tranquille, paisible, et son grand chef d'orchestre qui me laisse de côté ... Le tempo de mon cœur se fait de plus en plus lent, et j'envie cette pause ultime, le clou du de cette symphonie aussi languissante que mon esprit. Pour que le mouvement m'entraîne, il faudrait que mon cœur trouve son âme sœur, l'instrument du bonheur, et que nous puissions, ensemble, jouer la sonate de l'Amour. Le soliste, comme le poète, est seul, dans ses rêves, et son ascension est aussi magnifique que sa disparition est tragique... Cette musique des mots, c'est le requiem de mon cœur...

mardi 7 mars 2006

Tourbillon...

Une pluie de coton tombe sur moi, et me recouvre de son froid glacial. Je marche à travers la plaine, et j'espère trouver ma destination... Le monde défile autour de moi, de multiples paysages... Je gravis les marches d'un escalier dans la montagne, et cette ascension, synonyme de l'évasion de mon âme, me parait durer une éternité. Il est paradoxal de penser à l'immensité de l'univers, cet infini qui nous dépasse, alors que notre âme, à elle seule, nous permet de nous évader plus loin que tout ! Je suis assis, la neige tombe, mais je visite le paradis de la terre lointaine où mes rêves m'emportent sans cesse... Les suivre, et tout laisser pour partir... Pourquoi ne pourrait-on se laisser aller à rêver sans cesse, et faire tout ce qui est en notre pouvoir pour les réaliser. Le triste quotidien, surtout par ce morne temps d'hiver, nous enferme dans sa prison, aussi dorée soit-elle...Je suis idéaliste, mais je ne demande qu'une chose, pouvoir vivre mes rêves ! Mais le but des rêves n'est-il pas de vivre des choses qui ne se réaliseront jamais... Un homme qui n'a plus de rêve, ne vit plus ! Ne plus rêver, c'est être à demi-mort, c'est faire de la réalité sa seule loi. Ma tête tourne, je ne vois plus rien, la vitesse... Le manège accélère encore, et encore... Cette montée d'adrénaline s'apparente parfois à mes rêves. Je ne contrôle plus rien, je me laisse emporter par une puissante vague de bonheur, et je ne fais plus rien. D'ailleurs, je ne pourrais plus rien faire... J'aime ces moments où le cerveau n'arrive plus à suivre le défilement des images, le monde prend une tout autre allure, et durant quelques minutes, rien n'est plus pareil, toute la vie change, et moi je suis au centre de ce tourbillon...Pourquoi ai-je toujours l'impression d'être dans une spirale infinie, qui m'emmène à l'autre bout du monde, vers une destination inconnue ? Après tout... Pourquoi chercher ? L'imagination fait le reste, et je verrai bien assez vite où tout cela finit ! J'aimerais néanmoins pouvoir être en accord avec mes pensées, et voyager autant qu'elle... Retourner sur cette terre chérie, où tout m'attire. Un rêve qui ne demande qu'à devenir réalité !