Pression...
Par Nefermaât, mardi 14 octobre 2008 à 15:29 :: Les écrits d'un grand rêveur... :: #746 :: rss
Envie de crier, de rage, d’amour, de colère, d’espoir, de douleur, de joie… Besoin d’hurler ce qui se terre au fond de son âme, ce que le corps et l’esprit ne peuvent plus exprimer simplement.
Il ne ressent plus que la force des vagues qui s’entrechoquent, qui s’écrasent contre la jetée, dans une dernière poussée, une ultime chance d’avancer vers un autre monde. Le fracas de l’eau, les gouttes qui traversent le ciel dans une mosaïque de couleurs étincelantes. Et ses pensées, en bataille, en perpétuel mouvement, dans le plus fou des tourbillons que l’Univers puisse créer…
Elle va et vient, comme la marée sur une plage solitaire. Au rythme du vent et de la vie, elle vogue sans se soucier de l’avenir, en gardant toujours son sourire, vers une destination certainement fort jolie.
Quel contraste entre cette passion de l’océan qui se déchaine et la quiétude d’une mer tranquille, entre la passion qui brûle son âme d’une flamme rougeoyante et la sérénité de ses idées, ses projets…
Pourquoi ne plus espérer à jamais
Pourquoi arrêter de la désirer
Il lui a ouvert toutes ses pensées
Mais il ne sait toujours pas où aller…
Animé par le plus fou des désirs
Son visage tourné vers l’avenir
Il tente de s’envoler vers ses rêves
Même si la vie souvent lui enlève…
Eclairé par une douce bougie
Accompagné par la vigne et son fruit
Les rêves et le temps se sont écoulés
Son cœur ne pourra jamais se fermer…
Malgré la joie de ses plus beaux sourires
Et l’intense envie de se réunir
Il aimerait voler vers le plaisir
Mais le plus souvent ne fait que souffrir...
Le poète ne change pas, il ne changera jamais, il ne veut pas changer, il ne peut pas, et pourtant il se retrouve toujours dans les mêmes situations, les mêmes envies, les mêmes besoins, les mêmes rêves... et surtout les mêmes frustrations, les mêmes déceptions, les mêmes blessures...
Il a, un jour froid d’hiver, écrit un poème en se décrivant comme un phœnix, exprimant le fait qu'importe les déceptions, les rêves déchus, il brûle certes, mais renaîtra toujours de ses cendres, avec un nouvel espoir toujours plus fou.
Mais en fait, il hait cette vie... Un éternel cycle, qui n'a pas de fin, pas de repos... Il rêve, brûle, meurt, renaît, rêve encore plus haut, tombe, et ainsi de suite... La fin est toujours aussi tragique avant un nouveau cycle. Une éternité de rêve et d'espoir, de passion et de folie, mais... seul... dans un monde qui n'appartient qu'à lui, que peu peuvent saisir, et que peu désirent partager...
Alors il boit, écrit, fume, rêve, pense, espère, mais n’oublie jamais. Comment pourrait-il d’ailleurs cesser de la regarder, d’avoir envie, d’être troublé, elle si proche et si lointaine à la fois… La nuit passe, il reste. Elle passe le voir, mais il reste seul. Les rêves s’en vont, il reste à espérer. La vie défile, il reste en profitant de cette étrange nuit, hors du temps, tel un inconnu perdu dans les méandres de l’existence.
Commentaires
1. Le mercredi 29 avril 2009 à 10:40, par la marmotte
2. Le vendredi 14 mai 2010 à 14:59, par custom paper
3. Le vendredi 20 janvier 2012 à 09:11, par Moeciu
4. Le vendredi 20 janvier 2012 à 09:13, par Mamaia
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