Levé tard. Mal de crâne qui passait difficilement. Je prépare mon programme, pour ne pas errer sans savoir où aller : je tournerai autour du Musée Egyptien, vers le Nil. Puis un déjeuner léger Sharia Et-Tahir, avant d'aller visiter le musée vers 13h. Ca me permettra de continuer à prendre mes marques, tout en ayant déjà quelques points de repère.
Avant de partir, je monte sur la seconde terrasse où j'ai une vue panoramique des immeubles alentours : une vraie misère se cache sur les toits, des baraques "entassées" dans une saleté incroyable, telles les petites "cases" de l'Immeuble Yacoubian où les gens vivent dans moins de 10 m².

En descendant, je repère l'épicerie où j'achète une petite bouteille d'eau, ça me permet de changer un gros billet, même si je vois que le vendeur n'apprécie pas trop... Après avoir longé le Nil sur la corniche, pris quelques photos, je cherche un restaurant. Contrairement à hier, je le trouve, et pour 3LE, je mange un kochari, salade de pâtes, de riz, de lentilles, avec de la sauce tomate et de la sauce piquante !

Direction le musée égyptien. A cette heure-ci, il y a un peu moins de monde. Je passe devant deux cireurs de chaussures : ce sont des hommes habillés d'un simple gallabeyya grisâtre, avec un petit panier ou un coffre en bois qui contient tout leur matériel. Une personne s'arrête, pose le pied sur le coffret, et l'homme lui lustre de la meilleure manière possible. Et ce pour quelques livres... Voici l'un des premiers métiers où le tourisme n'est pas présent, ou très peu ! Lorsqu'il n'a pas de clients, il reste assis par terre, adossé à un mur et attend que quelqu'un fasse appel à ses services...