mardi 2 décembre 2008
Désespoir...
Par Nefermaât, mardi 2 décembre 2008 à 18:18 :: Les écrits d'un grand rêveur...
Mélodieuse symphonie de sentiments
Qui me préoccupent incessamment
Funèbre marche de la vie
Qui toujours rattrape mon en sursis…
Isolement complet face à la passion
Pour finalement mettre mon âme en prison
J’essaye de crier de toutes mes forces
L’amour que j’ai, enfoui dans mon torse…
Je goûte une fois de plus cette cruelle sensation, celle qui fait perdre la raison et apporte chaque fois un peu plus de solitude. Il est paradoxal que ressentir le plus noble des sentiments, celui qui ouvre le monde, celui qui rend possible tous les rêves, celui qui traverse les âges et les frontières, me fait me sentir plus mal que jamais. Comme s’il fallait que je me rappelle de sa force, de son intensité, de son éternité, pour mieux mesurer le vide et le manque de mon existence…
Le soleil se couche sur l’horizon
Les gens perdent tous la raison
Telle une longue nuit qui n’a plus de fin
La vie les laisse avancer vers leur destin…
Comme une foule d’ombres anonymes
Errantes et perdues dans une fumée synonyme
De leur incapacité à enfin trouver
Un salut mérité pour leurs âmes égarées…
Comment faire sortir de ces cœurs, la rage et l’espoir pour une vie meilleure ? Celui-là, le regarde dans le vide, plongé dans ses pensées, espère que la journée de demain sera nouvelle, qu’elle lui apportera une once de changement. Mais sa cigarette qui se consume ressemble étrangement à une motivation qui s’amenuise. Ces deux là se tiennent par la main dans un moment d’insouciance, le sourire aux lèvres. Ils avancent légers vers le crépuscule, oubliant que leur allégresse pourra demain se changer en détresse.
Des cris et des klaxons, une clameur qui résonne, un instant de lucidité, puis une nuit d’affreusités. Cirer et faire briller les apparences pour se cacher de la souffrance. Tout un peuple dans l’attente, une tristesse latente. Un voile se soulève, la lumière rougeoyante caresses les visages de ceux qui attendent une trêve, tel un heureux présage…
Penché à rêver de l’avenir, il caresse sa barbe fleurie et tente en vain de faire le tri, pour retrouver le sourire. Assis là depuis des heures, comme une multitude d’autres penseurs, son destin n’est pas différent du mien. Tous différents, mais aspirant tous à une même chose, à une même envie, à un même devenir.
Elle regarde avec passion, avance vers lui en pamoison, alors qu’elle n’est qu’une pièce de plus sur l’échiquier de sa vie. Elle tente de se faire une raison, de masquer cette indifférence, qui parfois lui rappelle la passion qu’elle désirant tant voir dans ses yeux de faïence. Son sourire n’a d’éclat que celui des étoiles qui illuminent la nuit, et sa douceur angélique n’a de semblable que les rayons du soleil caressant la terre à son réveil…
Elle est comme la personnification
De toute cette brûlante passion
Qui m’habite en mon for intérieur
Vers la recherche du bonheur…
La rendre heureuse par delà les âges
Poser mes mains sur son visage
Serait comme le premier pas hésitant
Pour changer cette vie de tourments…
Telle cette sombre terre qui désespère
Elle attend le début d’une nouvelle ère
Je voudrais l’aimer du matin au soir
Pour que tous enfin oublient leur désespoir…