dimanche 23 mars 2008
A l'université du Caire, du droit en français
Par Nefermaât, dimanche 23 mars 2008 à 11:03 :: Egypte et Monde Arabe
FRANCOPHONIE. L’Institut de Droit des Affaires Internationales se trouve au coeur de l'université du Caire. Il fêtera ses 20 ans cette année. Découverte.
Filière entièrement francophone peu connue en Egypte et encore moins en France, L'Institut de Droit des Affaires Internationales (IDAI) compte environ 500 étudiants d’une vingtaine de nationalités différentes, répartis sur les cinq années du cycle d’études européen LMD. La majorité d’entre eux sont égyptiens, mais d’autres viennent de pays africains, de France ou de Pologne. Cet institut est géré avec les universités françaises de Paris I Panthéon Sorbonne, Paris II Panthéon Assas et Paris Dauphine.
La dimension internationale est soulignée par l’IDAI, qui insiste sur la valeur ajoutée et l’expérience apportées à ses étudiants. Depuis quatre ans, l’IDAI a connu un important développement, sous l’impulsion de son directeur, Joël Pascal Biays. Disparu récemment, ce passionné de droit a contribué à l’essor nouveau de l’Institut, en développant notamment une réelle vie étudiante au sein de la filière. Les étudiants sont ainsi régulièrement conviés à des sorties, conférences ou voyages, organisés par l’université ou le Bureau des Etudiants – dernièrement la visite d’un orphelinat et une conférence sur la sécurité internationale – qui les invitent à échanger et à partager leurs cultures et leurs différences, afin d’enrichir leur personnalité, leurs connaissances et leurs valeurs.
Francophonie et ambitions
Si les étudiants choisissent cette filière, c’est avant tout pour l’enseignement en français et le diplôme de la Sorbonne. "Je souhaiterais que cette langue retrouve une place plus importante dans la société, dans la vie quotidienne, comme par le passé" explique Mohamed étudiant de première année, un brin nostalgique. Quant à Randy, étudiante de deuxième année, c’est pour son avenir professionnel qu'elle s'investit dans cette formation, car "en Egypte, la maitrise de plusieurs langues étrangères est un gros atout." Pour la direction de l’IDAI, "les méthodes de travail, la rigueur et l’enseignement français sont un gage de qualité et les étudiants sont plus recherchés par les entreprises que ceux de l’Université Américaine."
Après les trois premières années de Licence, plusieurs étudiants partent terminer leur cursus en France, où certains restent d’ailleurs travailler. La majorité des autres trouve un emploi dans la magistrature, ou dans de gros cabinets d’avocats au Caire, avec lesquels l’IDAI entretient d’étroites relations.
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