L'Egypte, j'ai bien failli ne pas y arriver... parfois je me demande encore ce qui m'a pris de vouloir venir au Caire. Je me souviens être assise dans le métro parisien plus que bondé, des visages renfrognés, la plupart vêtus de gris ou de noir. Je me mets à penser : "Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir, non non..." Je tente de regarder en douce le journal de mon voisin. Grrr... Quel con celui-là, il fait exprès de tourner son journal pour que je ne puisse pas le lire : de toute façon avec Sarko en première page, je préfère regarder la petite fille devant moi ! Je me demande comment je vais faire pour ne plus voir sa tête durant toute la durée de son mandat ? L'Alaska ? Non trop froid. Les Etats Unis, entre la peste et le choléra, je préfère ne pas choisir. Le Canada ? Pourquoi pas le Canada ? Non, trop froid aussi, et l'idée de me retrouver au pays de Garou, non non non. La Pologne, la Russie non. Le Brésil, j'ai trop peur de me faire liposucer... l'Algérie euh, euh… Bon ben l'Egypte et les billets ne sont pas chers depuis Bruxelles en plus. L'Egypte c'est suffisamment loin. Au moins ici je suis dans une dictature reconnue par tous, il y a la photo du dernier pharaon partout. Ah oui, les pharaons existent toujours … Aujourd'hui ils conduisent des 4x4 BMW ou Cayenne : c'est mieux quand même La Cayenne quand on est un pharaon… Au moins c'est clair pas d'entourloupe ici !

Enfin bref, me voilà dans l'avion et après deux heures de retard on décolle enfin !! A l'arrivée, les portes de l'avion s'ouvrent et tout le monde se bouscule au cas où l'avion repartirait avant d'avoir laisser tous les passagers descendre... L'air à l'extérieur est étouffant, une chaleur humide et moite qui vous envahit de toute part. On dirait qu'il y a un genre de brouillard, mais ce n'est que la pollution. Normalement, j'ai un ami qui m’attend à l'extérieur s'il ne m'a pas oubliée. Après tout on ne sait jamais, en Egypte la notion du temps est totalement différente. D'ailleurs pour être certaine de ne plus jamais être en retard, j'ai jeté ma montre.
La sortie de l'aéroport, c'est quelques chose : une foule imposante, qui pousse d'étranges petits cris, est agglutinée juste là. "Taxi" "taxi" "Horus Group" "Mister Zelig?" Ben non c'est pas moi !! Ca voit que je suis une fille non !! Tout ça pour venir me parler… La sortie, je me faufile entre les chariots et la foule en mouvement. J'étais censée prendre l'allée de droite sauf que je ne l'ai pas trouvée l'allée de droite ! Je vois enfin mes amis !! Ils m'attendent et là je me dis que l'aventure commence !