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samedi 14 avril 2007

Belle nuit...

« Là où Ophélie passe L’art trépasse... »

Errant dans des ruelles vides de sens, il cherche une issue à l’infernale antithèse de sa vie. Réussir à trouver les mots qui lui ouvriront les portes de l’avenir en oubliant cette succession de refrains insipides et déprimants.

La citation malheureusement trouve sa place
La vision de cet homme effondré d’effroi me glace...

Une parole, une ouverture... Un sourire illumine la nuit. Hélant les métaphores de son esprit pour peut-être saisir la signification de tout ceci, il court sur des boulevards de désespoir. L’art s’en est allé...

Eternel moyen d’expression
Que l’art mêlé à la passion...

Un ciel orangé d’espoir discute avec son âme qui brûle de désir. Désir de crier, d’écrire, de partager, de sourire, de voler ! Mais comment s’élever, quitter ce chemin quotidien et rejoindre l’autoroute de la félicité ? Les rêves... Ces rêves profonds, éternels, ceux qui font naître et perdurer l’espoir, ils sont la voie royale pour une nouvelle vie, bercée de passion et d’imagination.

La nuit m’embrasse tendrement
La fraîcheur me caresse lentement
L’hirondelle fait le printemps
La vie jusqu’à la fin des temps...

Une phrase, des éclats de rire, de la musique. Merci !

Notre Dame

Douceur du printemps qui m’habite
Fraîcheur de l’arbre qui m’abrite
Je profite de cette félicité sucrée
En cette belle et longue journée...

Inconnu dans la foule, destinée illusoire et nostalgique, je regarde la vie se dérouler paisiblement. Je jette de brefs regards un peu partout comme pour saisir des instants figés, rendre cette douce chaleur éternelle à jamais présente dans nos cœurs et nos esprits.

Au pied de la Grande Dame
Le bonheur éclaire mon âme
Et les rayons de l’astre Créateur
Effleurent ma peau de leur chaleur...

Je m’abandonne à ce délicieux moment, bercé par la tendresse et le bien-être qui me remplissent, me comblent et m’épanouissent. Sons de cloches et photos, vols d’oiseaux et jardins. Cette beauté qui m’entoure est si intense, si profonde qu’il m’est difficile de la décrire précisément... Instant fugace et continu, éternité urgente, la mélodie m’emporte et je rejoins mes rêves...

La Grande Dame, cette belle cathédrale
Me rappelle le plus grand tombeau royal
Et l’envie de retrouver ce pays si cher
Me transporte par delà le temps et les mers...

Vole, vole petit oiseau, regarde le monde vu d’en haut et reviens me voir, raconte moi les beautés qui nous sont cachées, fais nous redécouvrir le monde et que ton vol de liberté nous apprenne à ouvrir les yeux de notre cœur et notre âme.

Obsession

La force des violons m’entraîne dans ce tourbillon infernal, les notes résonnent et je sombre dans ce gouffre sans fin...

Obsédé, hypnotisé, je me laisse aller, je ne contrôle plus rien, et je tourne en rond dans ce cycle démentiel. Folle ronde, mortelle valse, la musique continue et j’ai mal. Les notes sont comme des coups portés sur mon corps, et chaque refrain me fait l’effet d’une torture, pourtant j’en demande encore et je goûte avec avidité ce plaisir funèbre et malsain...

Emporté dans les délires d’un inconscient incompris, je vole au milieu d’images fantastiques, de cauchemars dramatiques et de pensées allégoriques... Mon cœur s’emballe, ma respiration s’accélère, je tremble et ma tête tourne. Ce rythme envoûtant me donne le vertige, je balance, je tombe...

Drame impatient, fatalité obsessionnelle et imperturbable, la vie se joue ici, en musique, et chaque mouvement fait s’approcher un peu plus la fin...

Ma gorge se noue, je frissonne. Les notes continuent de cogner, elles s’enchaînent dans une douloureuse harmonie funèbre dont je suis le témoin effrayé.

Eclairs, tonnerre, cris, pleurs, klaxons, coups, râles... Cet éternel enfer se prolonge, cesse pour recommencer de plus belle et je brûle de folie, de passion dans cet univers musical terrifiant et mortellement attirant.

Je suis dépassé, le rythme s’accélère, je m’effondre. Mes yeux se ferment, les images bouillonnent, et mon esprit ne suit plus, je ne vais pas assez vite pour rattraper cette éternelle ode de souffrance. Les archers caressent les dernières parcelles de vie qui quittent ce corps blessé qu’est le mien, le laissant à la paix qu’il désirait tant. Moi je pars avec les dernières mouvements de ce terrible requiem... Oh ! Regardez ! Les notes volent...!!

Ode à la femme...

Mon esprit compose des vers
Mon âme rejoint l’Univers
Et son puissant charme éternel
Eblouit mes yeux : qu’Elle est belle !

Le soleil perce les nuages
Sa grâce vient du fond des âges
Et malgré la pluie qui revient
Dans ses mains tous les cœurs elle tient

Sa chevelure noire ébène
Ses yeux craquant tels des amandes
Elle efface toutes les peines
Je reçois plus que ma demande

Toi qui fait oublier l’ennui
Ton cœur, ton esprit et ton corps
Ô nymphe de mes douces nuits
Sont aussi désirés que l’or

Nous agissons comme des fous
Pour toi nous sommes à genoux
Belle fée tu nous ensorcelles
Nous ne sommes que des mortels

Même si malgré toi parfois
Tu nous plonges tout en émoi
Continue à prendre nos âmes
Créature divine : ô Femme...

Mortel ennui...

Cruel ennui que le mien en ce triste soir,
J’aimerais que dans mon cœur il cesse de pleuvoir,
Que mon esprit sorte du fond de cet abîme,
Où mon âme semble emprisonnée pour toujours :
Elle s’est donnée pour aimer ; ce terrible crime !

Seul dans cette triste chambre, je suis si las
De tant me demander pourquoi Elle n’est pas là.
J’imagine son beau visage et ses cheveux.
Ah ! Et sa bouche attirante comme l’amour.
Je serai prêt à me damner si elle le veut !

La terrible espérance fait pleurer mon cœur,
Qui une fois de plus se noie dans tous ces pleurs,
Car je hais tant cette attente désespérée,
Durant laquelle très vite le goût s’enfuit,
Pour laisser place à une vie assassinée.

Belle de mes nuits, Meurtrière de mon âme,
Tu me blesses ainsi avec ta fine lame,
Laissant s’écouler un flot de rêves brisés.
La nuit très lentement arrive jusqu’ici,
Et comme un poison m’envahit de ses effets...