samedi 4 novembre 2006
Lueurs...
Par Nefermaât, samedi 4 novembre 2006 à 00:23 :: Les écrits d'un grand rêveur...

Quelques cris aigus, de longs silences, un cœur qui bat tandis qu'un autre s'arrête, l'attente avant le grand saut... Puis le déferlement des sentiments, comme si un barrage avait cédé, pressés les uns contre les autres, avançant pour finalement s'écraser sur une paroi de marbre blanc, pureté imparfaite, blancheur maculée des blessures d'un passé douloureux...
Tout défile, des fantômes vêtus de noir traversent lentement ce songe étrange, tandis qu'un léger voile blanc de nuages traverse l'immensité du ciel. La boucle infinie, histoire sans fin, sans début même, continue de faire des ravages dans le siège de la vie, lieu pourtant anéanti de nombreuses fois... Incassable et pourtant en miettes, répétition identique et pourtant si différente à chaque fois, les coups et les notes battent le rythme d'un cœur blessé, souffrant, bourreau et victime à la fois...
Une voix s'élève dans le désert de l'esprit, un cri du cœur et de l'âme, demandant une participation plus active, rien qu'un petit rôle sur la scène du drame éphémère qui se joue là-haut, avec les conséquences éternelles qui lui sont attachées. Le duel de la mélancolie sur la joie, de la fatalité sur l'espoir verra-t-il un vainqueur ou laissera-t-il ces sensations s'amplifier et s'autodétruire, emportant avec elles tout ce qu'il reste d'humanité dans cette musique si vivante, si réelle...
Je rêve de m'envoler vers ce pays qui m'est si cher, celui où tout est possible, où chaque note de la musique quotidienne apporte avec elle un peu plus de bonheur à ma vie.
J'aimerais tant qu'aujourd'hui
La magie des rêves
Et le vent frais qui se lève
Puissent m'emporter loin d'ici
Et me faire connaître ce goût si plaisant
Qu'est celui d'aimer et d'être vivant...
Feuille qui vole dans le ciel d'automne, tombant, s'élevant, voyageant parmi milles senteurs au dessus des gens, abolissant le temps... Feuille insouciante dont la destinée est incertaine et dont le futur ne signifie pas plus que son passé.
Le désert du doute contre l'océan de l'espoir. La musique peint mon âme de notes légères et uniques, inimitables, destinées à la personne qui, dans ce monde et celui des rêves, comprendra la symphonie dont elles sont tirées, et qui sera sensible au sens qu'elles véhiculent... Message personnel, éternel, d'une vie où le duel passera de la lutte au couple, deux âmes liées ensemble pour rêver et vivre, bercées par la sonate du bonheur...
Je souffle ces mots au vent qui les portera où bon lui semblera. Et tandis que la mélodie reprend, mon esprit se laisse emporter par une bourrasque de mélancolie, éteignant petit à petit les douces lumières de ma vie...