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jeudi 21 septembre 2006

Lundi 7 août (2e partie)

On sort du village pour arrive sur une grande route rectiligne : à droite, un grand lac d'eau limpide contraste avec, à gauche, une grande étendue de sel – c'est en réalité le même lac, mais l'eau à gauche, par moins de profondeur, s'évapore quand il fat trop chaud. Ce sont de superbes paysages, un peu d'aventure, j'adore !

L'oasis possède de nombreuses sources d'eau salée, certaines fraîches, d'autres chaudes (eau à 40°C). On s'arrête dans la plus belle et la plus grande de la région, Abou Chrouf. Personne ne résiste à un petit plongeon dans l'eau fraîche, surtout qu'elle est presque douce. Nous sommes à la lisière du désert, et nous nous baignons dans une eau divinement claire : c'est magique !
Puis, assis, nous discutons un peu : il y a deux italiennes et deux coréens avec moi, ainsi que Mohammed, vraiment sympa, Ali, le chauffeur, personnage haut en couleurs, et les quelques bédouins qui vivent ici.

Nous continuons par la visite d'un petit village juste à côté, après avoir roulé un petit moment en longeant toutes les usines d'eau de la région... Il date de l'époque romaine, et possède encore un pressoir à olives, en excellent état. Les olives sont une des spécialités de l'oasis, et tout comme les dattes, elles sont réputées dans toute l'Egypte.
Enfin le 4x4 rentre dans le désert : des dunes à perte de vue, le désert comme on le rêve ! Ali prend du plaisir à gravir et dévaler toutes ces dunes, il est heureux comme ça.

On s'arrête : tout le monde est émerveillé devant la Mer de Sable. Il n'y a pas un bruit, le silence total, magique, envoûtant... C'est réellement impressionnant. Un petit vent se met à souffler dans mes oreilles, mais à part ce souffle brûlant, rien ne vient troubler ce silence sacré, cette paix éternelle. Je grimpe un peu le relief au pied duquel nous nous sommes arrêtés, pour avoir une belle vue sur l'horizon qui s'étend face à nous.

Je ramasse quelques coquillages, preuve que la "Mer de Sable" porte bien son nom... Et bien sur, je prends des photos, même si un sentiment profond me dit que cela ne sert à rien, mes photos ne pourront jamais reproduire le flot de sentiments qui m'envahit. Je dévale la dune en courant, grisé par l'euphorie : cet endroit est magique !

Nous repartons, et nous continuons à dévaler de magnifiques dunes, c'est extra ! On s'arrête de nouveau, et Mohammed sort un surf ! Il glisse ses pieds dans les sangles et s'élance du haut de la dune, qui doit bien faire une quinzaine de mètres de hauteur. Les deux italiennes s'assoient à deux et s'élancent. Puis vient mon tour : je décide de le tenter debout aussi... Je le lance et la vitesse me fait sourire, jusqu'à ce que je perde l'équilibre et que je m'écroule dans le sable. Le plus dur arrive quand je dois remonter la dune...

Le soleil commence sa descente vers l'horizon, et après quelques éclats de rire avec Ali et Mohammed, nous grimpons sur une autre dune un peu plus élevée pour assister au coucher du soleil : c'est indescriptible, un moment unique... Les couleurs sont incroyables ! Une beauté éphémère pour des souvenirs éternels !!

Nous arrivons enfin au camp. Les italiennes repartent. En plus des gens présents – les guides et les bédouins – on y retrouve deux allemands qui font un grand périple : partis d'Allemagne, ils sont descendus en 4x4 jusqu'en Italie, puis ont pris le bateau jusqu'en Afrique. Ils ont ensuite longé la côte à travers la Tunisie, la Libye puis l'Egypte. Ils devraient continuer par le Soudan, pour arriver finalement en Afrique du Sud après des semaines de périple à travers le Kenya, le Botswana...

Nous prenons un thé tous ensemble autour d'un bassin, et nous discutons. C'est une ambiance vraiment particulière. Les gens sont très attentionnés, sincères : je goûte pleinement à l'hospitalité égyptienne ! Nous prenons ensuite un délicieux repas, composé de riz et de légumes, éclairés simplement par la lueur d'une bougie dans une bouteille.

Je vais ensuite m'asseoir sur un des matelas posés sur le sable. Nous sommes tous là, assis à écouter des chants, des tambours, avec juste la lueur de la lune comme lumière. Ali va se coucher, mais les autres nous rejoignent et parlent entre eux. Moi je rêve en regardant le ciel étoilé...
Les hommes m'offrent du thé :
- Shoukran. (merci)
- You speak arabic ? (vous parlez arabe ?)
- Laa laa ! (non non)
Ma réponse fait éclater de rire tout le monde ! Nous retournons ensuite à l'intérieur pour parler un peu. Les gens d'ici travaillent dans des jardins, organisent des safaris, ou bossent dans les usines de la région.

Nous nous couchons dehors, avec un matelas et une couverture, seuls sous la voûte céleste. Je me réveille durant la nuit, la lune n'est plus là et je peux profiter d'un magnifique ciel étoilé : d'ailleurs j'aperçois une étoile filante... Je dois approcher du bonheur total !

Siwa, vue de haut

Siwa, palmeraie

Siwa,vieille ville de Shali

Siwa, mosquée Soliman