mercredi 13 septembre 2006
Le Caire, L'Institut d'Egypte
Par Nefermaât, mercredi 13 septembre 2006 à 14:26 :: Zellidja
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mercredi 13 septembre 2006
Par Nefermaât, mercredi 13 septembre 2006 à 14:26 :: Zellidja
Par Nefermaât, mercredi 13 septembre 2006 à 14:20 :: Zellidja
Ce matin, je vais au Centre Français de Culture et de Coopération, j'aimerais y lire quelques journaux en français et voir si je peux rencontrer des personnes pour mon projet. J'y vais à pied, ça me fera traverser un peu le quartier de Garden City, là où il y a toutes, du moins une grosse partie, des ambassades. Son nom vient du fait qu'il y a de nombreux jardins autour des grandes et belles villas...
Je marche pendant plus de deux heures parce que je ne trouve pas le centre. J'ai beau savoir à peu près sur un plan où il se trouve, pas moyen de trouver la rue ! En plus, le soleil tape déjà très fort, et mes réserves en eau s'écoulent très vite. Sur une intuition – il ne reste plus que ça dans des cas-là – et après m'être quand même perdu dans de minuscules ruelles, je finis par trouver le centre : l'entrée est dans une toute petite ruelle, presque cachée.
Quel plaisir de rentrer dans un bâtiment et de pouvoir dire "Bonjour !", un vrai bonheur que de parler français ! Je jette un œil sur les quelques journaux français présents, et je commence à lire le journal Al Ahram Hebdo. Al Ahram est un gros groupe égyptien, et c'est aussi le nom d'un quotidien très vendu. Des exemplaires français et anglais – Hebdo et Weekly – sont publiés chaque semaine. Cela permet d'avoir pas mal d'informations locales, sur la vie en Egypte et dans la région, et d'avoir un autre point de vue sur l'actualité internationale.
Me sentant bien, dans ce beau bâtiment climatisé, je décide de manger au restaurant du centre : c'est une belle terrasse ombragée, avec des arbres, des parasols et de gros ventilos au mur pour envoyer un peu d'air frais. Pendant un moment, on pourrait presque oublier que l'on est en Egypte, entre le français qui résonne à mes oreilles, les plats proposés, et l'ambiance. Jusqu'à ce que l'appel du muezzin retentisse, et que je remarque que plusieurs personnes parlent arabe à trois mètres de moi ! Le repas est bon, et j'apprécie. En finissant ma grande bouteille d'eau, je m'aperçois que je vide beaucoup de bouteilles, et je me rends compte que je dépasse les 3litres d'eau par jour... Ce qui est normal ici, vu la chaleur.
En sortant, je demande à l'accueil comment je pourrais trouver des égyptiens pour mon projet. Elle veut me donner l'adresse d'un site internet, mais je ne lis pas l'arabe, et même si je sais lire quelques mots (grâce à l'alphabet que j'apprends), je ne le comprends pas ! Elle me conseille alors d'aller dans le centre ville, dans des cafés près de Midan El Tahir, où des gens parlent beaucoup et aiment discuter d'après ce qu'elle dit – peut-être, mais dans quelle langue ?
Je veux retourner dans le Vieux Caire pour visiter l'église, avec un guide si possible, à qui je pourrais poser quelques questions... Je sais qu'il existe un bateau bus qui s'arrête au quartier copte, ça serait une bonne manière de joindre l'utile à l'agréable. Je repars donc du centre à pied et j'arrive sur la corniche, où je trouve l'embarcadère. Après avoir acheté un billet, à 50 pt, je demande, du moins j'essaye, à l'homme présent si le bateau va bien jusqu'au Vieux Caire. Non ! Je lui redonne donc son billet, et lui demande où je pourrais trouver un bateau pour y aller : il me montre un endroit quelque mètres plus loin. Les deux personnes me disent que ce n'est pas possible, et rajoutent que c'est l'embarcadère où j'étais qui fait les trajets pour là-bas. J'y retourne, avec un début d'impatience, et leur dis que c'est ici qu'on m'a dit de venir... Et là, ils me disent enfin que oui, c'est bien ici, mais qu'il n'y a plus de bateau à cette heure-ci.
Bon, et bien voilà. Maintenant, il me reste le taxi ou le métro. Le choix est vite fait... Cependant, la première station de métro est assez loin d'ici, et il est plus de 15h, c'est très éprouvant. J'arrive sur le quai, épuisé, et en sueur. Une fois arrivé, je retourne tout de suite à el-Moallaqa. Je regarde un peu plus en détail cette magnifique architecture : les plafonds, les magnifiques icônes, les bancs sculptés, la chaire en granit, les panneaux de bois, incrustés avec de l'ivoire. Je passe à côté de plusieurs groupes de touristes pour voir s'il y a des français, mais je n'ai pas l'impression.