Une lumière blanche, une vie noire... Tout s'enchaîne mais je ne suis plus. Tout s'arrête là pour moi... Soupir. Le soleil est haut dans le ciel, pourtant il quitte mon cœur. Des notes claires qui s'envolent... Une larme coule sur ma joue, et je sens son goût salé me brûler les lèvres. Faire une pause, éphémère ou éternelle, mais me reposer de tout... Cette ronde infernale me fait quitter la valse de la vie. Silence. Mon âme recherche la quiétude qui l'emmènerait au pays des rêves... L'étendue de mes pensées me dépasse, et mes yeux se ferment. Allongé, bercé par cette musique si connue à mes oreilles, je regarde la vie, tranquille, paisible, et son grand chef d'orchestre qui me laisse de côté ... Le tempo de mon cœur se fait de plus en plus lent, et j'envie cette pause ultime, le clou du de cette symphonie aussi languissante que mon esprit. Pour que le mouvement m'entraîne, il faudrait que mon cœur trouve son âme sœur, l'instrument du bonheur, et que nous puissions, ensemble, jouer la sonate de l'Amour. Le soliste, comme le poète, est seul, dans ses rêves, et son ascension est aussi magnifique que sa disparition est tragique... Cette musique des mots, c'est le requiem de mon cœur...