Le site de Nefermaat

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mardi 7 mars 2006

Tourbillon...

Une pluie de coton tombe sur moi, et me recouvre de son froid glacial. Je marche à travers la plaine, et j'espère trouver ma destination... Le monde défile autour de moi, de multiples paysages... Je gravis les marches d'un escalier dans la montagne, et cette ascension, synonyme de l'évasion de mon âme, me parait durer une éternité. Il est paradoxal de penser à l'immensité de l'univers, cet infini qui nous dépasse, alors que notre âme, à elle seule, nous permet de nous évader plus loin que tout ! Je suis assis, la neige tombe, mais je visite le paradis de la terre lointaine où mes rêves m'emportent sans cesse... Les suivre, et tout laisser pour partir... Pourquoi ne pourrait-on se laisser aller à rêver sans cesse, et faire tout ce qui est en notre pouvoir pour les réaliser. Le triste quotidien, surtout par ce morne temps d'hiver, nous enferme dans sa prison, aussi dorée soit-elle...Je suis idéaliste, mais je ne demande qu'une chose, pouvoir vivre mes rêves ! Mais le but des rêves n'est-il pas de vivre des choses qui ne se réaliseront jamais... Un homme qui n'a plus de rêve, ne vit plus ! Ne plus rêver, c'est être à demi-mort, c'est faire de la réalité sa seule loi. Ma tête tourne, je ne vois plus rien, la vitesse... Le manège accélère encore, et encore... Cette montée d'adrénaline s'apparente parfois à mes rêves. Je ne contrôle plus rien, je me laisse emporter par une puissante vague de bonheur, et je ne fais plus rien. D'ailleurs, je ne pourrais plus rien faire... J'aime ces moments où le cerveau n'arrive plus à suivre le défilement des images, le monde prend une tout autre allure, et durant quelques minutes, rien n'est plus pareil, toute la vie change, et moi je suis au centre de ce tourbillon...Pourquoi ai-je toujours l'impression d'être dans une spirale infinie, qui m'emmène à l'autre bout du monde, vers une destination inconnue ? Après tout... Pourquoi chercher ? L'imagination fait le reste, et je verrai bien assez vite où tout cela finit ! J'aimerais néanmoins pouvoir être en accord avec mes pensées, et voyager autant qu'elle... Retourner sur cette terre chérie, où tout m'attire. Un rêve qui ne demande qu'à devenir réalité !

Charme...

En juin, l'enfant - dieu, Khonsou, porteur de lune, fils d'Amon, a régné dans la nuit, et au même moment, toi, porteuse de mes espoirs, déesse de la lune, tu m'as regardé. Un regard si profond, si pénétrant, que j'ai cru me noyer dans les perles de tes yeux... Un regard, qui tel celui de méduse, m'a pétrifié... pétrifié par ta beauté céleste. Une sensation inconnue mais terriblement puissante me rend malade, je me sens mal, j'ai la gorge nouée, tout tourne autour de moi... Je suis malade d'amour ! A ta seule vue, le monde n'existe plus, et moi qui te regarde juste là, je chéris le moment où tu me diras oui. Cet amour, aussi puissant qu'un ouragan, aussi beau qu'une rose, aussi fragile que du cristal, mais aussi éternel que l'écriture, il est pour toi... Je te donne tout cet amour que mon coeur ne saurait contenir à lui seul. D'ailleurs, je te fais cadeau de mon coeur, je t'appartiens tout entier, depuis le jour où tu m'as regardé ! Faire le don de soi, s'offrir à l'autre, pour que l'amour ne fasse plus qu'un et unisse ces deux corps pour l'éternité.... Mais l'ouragan a une fin, la rose se fane, le cristal se brise, et les mots se perdent... Le temps, imperturbablement, fait son oeuvre, et le terme de cette passion s'avance. Aussi brutalement, que j'avais été conquis, je suis détruit, comme la reprise violente dans une musique, après un mouvement plus calme... Cadeau délaissé, mon coeur se retrouve isolé, perdu, comme si tout s'était effondré autour. Et l'esprit, seul aussi, rêve à des jours meilleurs qui n'arrivent pas aussi vite qu'on le souhaiterait. Car le temps paraît long dans ces instants, aussi long qu'il paraissait éphémère dans les moments de pur bonheur... La vie me délaissait, j'avais perdu le goût des choses sans avoir idée de la cause, la naissance des temps nouveaux me surprit bientôt.

Féerie...

Douceur, tendresse... Le charme déploie ses effets, et je succombe ! Il est étrange de se sentir porté, et envahi par des sentiments aussi purs, aussi clairs et nobles, qui vous font chavirer l'esprit... Je me sens minuscule, et pourtant j'essaye de me débattre, tel un petit lutin qui veut réussir la mission qui lui a été confié, et qui aimerait sauver la princesse. La vie peut parfois provoquer d'étranges situations, mais elles apportent beaucoup en émotions et on gagne beaucoup à en profiter au maximum... Mais le petit lutin est perdu dans ses rêves, et il a l'impression de ne rien pouvoir faire face à Mère Nature, et la grande loi de l'Univers... En attendant, il essaye de rendre utile et apporte son soutien à la malheureuse princesse qui souffre, tout en espérant, au fond de lui, rencontrer un jour la belle nymphe qui deviendra la reine de son cœur... Par delà les mers et les montagnes, à l'autre bout du monde, après de multiples aventures, l'histoire aura une fin heureuse. Pourtant, le lutin est souvent le plus malheureux... Toujours souriant, toujours prêt à aider, mais en définitive, il est bien seul. Perdu dans ses pensées, dans un monde féerique, plein de magie, de rêve, et d'Amour... Mais le prince ne pense qu'à la princesse, et inversement. Donc il se retrouve tout seul... D'un autre côté, il est parfois bon d'être seul, pour se reposer un peu, s'écouter, et avoir des discussions "intérieures"... En disant cela, j'imagine mon lutin, assis en tailleur au beau milieu d'une clairière, tel un maître zen ! Rompre le charme, ou plutôt qu'il devienne réel et non plus une illusion... Cela doit bien être la première fois que je parle de réalité, mais si elle était la réalisation de tous ces espoirs ! Douce mélodie à mes oreilles que celle de l'Amour, elle se fait loin, et pourtant chaque note est bien détachée à mes oreilles... Princesse, ou petite fée, pour moi tu es la déesse de mon cœur... Seras-tu là...? J'avance, pas après pas, et mes rêves sont devant moi. Il ne manque plus que toi...