Le site de Nefermaat

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lundi 13 février 2006

Musique...

Une note, un air et je m'envole... La mélodie se fait douce à mes oreilles. Le monde n'existe plus, il vient de s'arrêter. Je vole, libre comme un oiseau. Qu'il est beau et saisissant de pouvoir regarder le monde sans qu'il ne bouge, sans que tout aille trop vite. Cette musique m'emporte au pays des songes... Elle ne m'est pas inconnue, c'est celle de l'Amour. Il a frappé à ma porte, et ces quelques notes claires emplissent mon esprit d'une douce chaleur... L'hiver est là, froid, glacial, tandis que mon esprit est comme au coin du feu. Un refrain me revient en tête, un visage... Douceur, chaleur, beauté, tendresse... Sentiments qui se mélangent pour donner une symphonie mélodieuse. Cette musique est de plus en plus présente, chaque note, chaque silence est marqué, et cache une signification. C'est un message qu'il faut prendre le soin d'écouter... Ecouter avec ses oreilles, sa tête, et son cœur... M'ouvrir à cette mélodie qui tourbillonne comme le vent, légère et rapide à la fois. Je frisonne, que m'arrive-t-il ? Est-ce que je rêve encore, ou est-ce bien la réalité ? Oui... Ceci est réel, je ne suis plus moi-même !

Toute ma vie est musique, tourmentée, rapide, douce, exaltante, mélancolique, heureuse... Chaque reprise me redonne l'espoir, et je sais au fond de moi que cette chanson est infinie, jamais elle ne s'arrêtera... Musique d'espoir, chant d'Amour... Ode à la Vie.

Expédition...

Le silence... Il n'y aucun bruit hormis celui de la neige qui crisse quand je marche. Elle monte jusque mes genoux. Je marche péniblement. La température doit avoisiner les dix degrés en dessous de zéro... Quelle folie m'entraîne là ! Je regarde au sol, toujours les mêmes traces qui m'intriguent. La curiosité me pousse en avant, et je ne sais lui résister. Je veux savoir... J'étais assis à regarder le champ couvert de neige, lorsque je vis une ombre, une masse difforme traverser l'étendue blanche... La lumière rougeâtre du crépuscule donnait à cette vision un aspect merveilleux, irréel ! Ce fut plus fort que moi, et en deux temps, trois mouvements, j'étais dehors. Ayant pris le soin d'emmener une lampe, je partis à la recherche de la mystérieuse chose que j'avais vue... Une personne ? Un animal ? Ou autre chose ? Peu importait ce que j'allais trouver, j'étais seul dans cette immensité de neige autour de moi. Il n'y avait maintenant plus aucune trace de vie humaine : plus de route, plus de maisons, plus de bruit... Rien que la nature. Elle reprend ses droits dans ces moments là...

Je m'arrêtai quelques instants reprendre mon souffle, et contemplait le soleil rouge qui finissait de disparaître derrière l'horizon... J'aurais du prendre une photo... Non. Cela aurait tout gâché... Cette image restera gravé dans ma mémoire, et gardera plus d'éclat qu'aucune photo ne le permettrait !

Toujours ces traces... J'étais quasiment sur de moi en pensant qu'il s'agissait d'un lièvre, mais je voulais terminer cette expédition. La nuit était tombée. Je ne voyais que l'auréole jaune de la lampe torche, et les reflets occasionnés sur la neige... Puis d'un coup, le but de cette expédition complètement farfelue, fut devant moi. Il ne bougeait pas. Il avança vers moi, me tendit une patte, mais détala quand j'esquissai un mouvement... Je ne comprenais pas... Mais je commençais à avoir très froid, puis mes yeux se troublèrent, mes jambes fléchirent, et je tombai de tout mon poids sur l'épais manteau neigeux... Un trou noir... Un bruit, une voix, de la lumière... J'étais dans mon lit, au chaud. C'était le matin... Tout ceci n'était qu'un rêve... Rien. Mais alors pourquoi cette impression de vérité, ces sensations de vécu... et ce soleil... ce soleil rouge plus vrai que nature...

La mer...

Le vent souffle... L'air froid me fouette les joues. Je regarde la mer qui se déchaîne. Nous sommes en hiver, le ciel est gris et je suis là, dehors, debout sur ce gros rocher, à regarder les vagues qui s'entrechoquent... J'adore ce paysage ! Ne rien dire, ne penser à rien d'autre que ce moment présent... Plonger du regard dans ces remous...

Je me sens minuscule... La puissance des vagues, leur force... Elles emportent mon esprit loin, plus loin que mes rêves les plus fous peuvent l'imaginer. Je m'enfuis avec elle, je pars dans un autre monde... Je cours maintenant, je vais jusqu'au grand phare rouge qui marque l'entrée du port... Il n'y a personne sur la jetée, tout le monde est au chaud. Je suis devant. Les vagues viennent s'écraser sur le phare, elles remontent plus haut que le phare lui-même ! Et je suis en dessous... Je suis gelé, trempé, mais je reste. Je ne sens rien, juste cette impression d'être déconnecté du monde, cette puissance qui vient au fond de moi... Le vent se couche, la mer redevient plus calme, et il n'y a bientôt plus que quelques remous à la surface de l'eau... Je marche doucement, je rêve... Mais le retour à la réalité est brutal, il fait déjà nuit, je dois rentrer au chaud... Une bonne bronchite en perspective, mais quel bonheur !

Rêves...

Il faudra que je fasse la cuisine, lave mon linge, raccommode mes chaussettes, donne un coup de faubert sur le pont, toutes occupations qui m'emmerdent et qui sont d'ailleurs exclusivement féminines. Alors que moi je veux écrire, rêver... Je n'aime pas cet aspect concret de la vie... Pourquoi doit-on toujours penser à ça ? Travailler, dormir, agir... Ce retour à la réalité fait mal ! Oublier ses rêves pour faire des choses qui n'ont aucun but, aucune destinée...Alors que mes rêves m'emportent loin, et que je ne veux pas revenir ! Je rêve la vie, je la ressens, et je la veux telle qu'elle est dans mes pensées... Pourquoi faut-il avoir les pieds sur terre ? Moi je vole, je survole le monde, et je suis heureux ! Penser, rêver, ressentir, apprécier...Aimer ! Idéaliste... Je souhaite que le monde soit beau ! J'écris... Les mots filent sur cette page, aucun ne se ressemble, chacun a sa signification propre, simple, et le tout forme une phrase qui, je l'aimerais, résonne dans l'éternité. Un rêve, une pensée, un idéal...! J'aimerais faire partager cette vision, que les autres voient ce qu'il y a en moi, et dans ma tête... pour me comprendre... On dit que la vie passe, mais les écrits restent. Alors je vous les laisse, ils sont pour vous... Puissent-ils vous apporter beaucoup ! Et que leur lecture vous fassent penser à moi. Car mes rêves auront une fin, comme tout...Je ne veux pas qu'on m'oublie. Je veux qu'on se souvienne de moi.

Artiste...

Je suis assis dans ma mansarde, et je te vois partout où je regarde. Je ferme les yeux, mais tu es toujours là ! Malgré ça, je suis seul, et tu me manques. Le temps qui s'écoule sans toi... l'ennui du temps qui passe sans que rien ne se passe. Voilà maintenant 10 ans que tu es partie, car trop différente de moi tu étais. Je ne voulais pas l'admettre, mais c'est la vérité. Je suis dans un monde à part, un monde où règnent pureté, amour, joie, grandeur, douceur, sensibilité... Personne ne comprend ce que je ressens. "Artiste", peut-être... Je vois le monde d'une manière différente, mes rêves sont ma vie. Et c'est cela que tu n'as pas compris. J'ai senti une goutte, il pleut. Mon coeur est triste... Pourquoi ? Je ne comprends pas ! La vie est si belle quand on sait la regarder. Je t'aime... tu m'aimais... Mais dans le doute, il a toujours été plus dangereux d'admirer un artiste que d'avoir des réserves à son sujet.