Ballet céleste
Par Nefermaât, mercredi 12 avril 2006 à 12:10 :: Les écrits d'un grand rêveur... :: #148 :: rss
Le soleil est haut dans le ciel
Son aura illumine des merveilles
Et il réchauffe le cœur meurtri
Par des milliers d'ennemis.
La journée est longue et belle
Je n'avais jamais rien vu de tel
La vie présente dans ces moments-là
Est si rare pour moi.
Maintenant la nuit est là
Alors pourquoi tout ça ?
L'azur laisse place à l'ébène
Mais mon âme a de la peine.
La douce lune grandit au dessus de nous
Jusqu'à parfois nous mettre à genoux.
Elle apaise le terrible monde
Comme une belle et divine onde.
Mais voici le crépuscule
Le jour avance, la nuit recule.
Quel moment magique !
C'est réellement unique !
L'astre brûlant et sa douce épouse
Auront-ils un jour compris
Avant que ne sonne minuit
Que ma vie est un éternel coup de blues.
La déesse blanche et son époux
Repoussent au fond du trou
La peur, le mal et la misère
Qui sévissent sur la Terre.
Car tout n'est jamais aussi sombre que la nuit, aussi pur que le jour. La vie est un crépuscule infini... lumière et obscurité se mêlent tour à tour pour donner au monde une couleur si particulière... Qui ne s'est jamais assis pour regarder se lever ou se coucher le Soleil ? Nous connaissons tous ce plaisir, ce moment magique, romantique, la réunion de deux mondes, qui se combattront à jamais. Parfois sa douce compagne est là, près de lui, et bien que cela ne soit qu'éphémère, ce moment est pour synonyme d'une passion éternelle ! Ces quelques instants sont indéterminés, ils n'appartiennent plus au temps...
J'aime ces mélanges uniques : blanc et noir, pluie et beau temps, vers et prose. Je ne peux m'empêcher de m'arrêter face à eux... J'imagine de grands espaces infinis, plaines ou déserts, où tel un cheval au galop, mon âme pourrait s'enfuir. Des pensées à perte de vue, la nature qui reprend le dessus.
Je cherche cette piste, cette voie, qui m'emmènera là où je rêve d'aller. Cet endroit merveilleux où plus aucune barrière ne subsiste, où seul l'amour, la paix et l'amitié existent. Une paix de l'âme, une douceur de vivre, un plaisir de ressentir les choses telles qu'elles sont, telles qu'on rêve de les voir. S'ouvrir au monde, laisser s'échapper les milliers de pensées, de questions qu'on se pose, et combler ainsi tous les manques de la vie... Je dis n'importe quoi, personne ne comprend cela. Mais j'attends que la vie me propose une destinée qui me corresponde, une vie telle que je la rêve... Et l'idéaliste souffre car ses rêves ne deviendront jamais réalité. Et pourtant le soleil perce les nuages, la lune éclaire la nuit, la musique rompt le silence, alors le salut relèvera ma vie. Et je m'enfuirai loin dans mes pensées, seul ou à deux, à jamais comblés des bienfaits de la vie...
Alors à cette vie qui me donne le goût des choses, le goût des mots, cette vie de magie qui me pousse à écrire et à ressentir, je lui dis merci, car finalement, si la réponse à tout ceci n'était finalement pas de me plonger encore plus, corps et âme, dans mes écrits... Je dédie donc ce texte à la vie...
Commentaires
1. Le mercredi 3 mai 2006 à 20:42, par Baby Suga
2. Le jeudi 18 mai 2006 à 21:33, par caro24
3. Le samedi 24 juin 2006 à 01:23, par Nobody's perfect (except you - of course!- )
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